Suppléance à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay

Un système revu et corrigé

Le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay,... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Antonin Simard.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) La Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (CSRS) défend son nouveau système de suppléance dans les écoles primaires. Implantée à l'automne dernier pour la liste des remplacements d'une durée de moins de 10 jours, la «loto-prof» n'est plus. Le système a été revu et corrigé pour répondre aux critiques qui venaient principalement du milieu enseignant. La nouvelle méthode, qui prévoit notamment de réduire la liste de suppléance de 122 à 75 enseignants, offrira une meilleure stabilité aux jeunes et aux professeurs, insiste le président de la CSRS, Antonin Simard.

«Avant l'arrivée de la «loto-prof», il y avait énormément de plaintes disant que le système était inéquitable. Ceux qui avaient des contacts, c'était plus facile pour eux d'entrer. Il y avait une certaine iniquité. On a donc décidé de centraliser le système pour qu'il soit plus équitable. On savait que ça n'allait pas être parfait. C'est pour ça qu'on a apporté ces correctifs», explique Antonin Simard, qui tenait à préciser publiquement ces changements apportés au système de suppléance.

Pour réduire la liste des remplaçants occasionnels, les quelque 122 enseignants devront passer des tests de français, une épreuve écrite et une entrevue de sélection individuelle. Une étape inévitable, mais qui vient normalement plus tard dans la carrière du jeune suppléant.

Et pour favoriser une plus grande stabilité, les personnes sélectionnées seront ensuite affectées à un regroupement d'écoles pour lesquelles elles seront appelées prioritairement.

«On va faire comme n'importe quelle entreprise. Les tests et les entrevues sont passés dès le début. À ce moment, ça devient équitable pour tout le monde. C'est neutre. Il y aura ensuite une sélection qui se fera», indique M. Simard.

Ce nouveau système, dont l'implantation est déjà commencée, permettra aux enseignants de travailler davantage, plutôt que de se partager des miettes entre un plus grand nombre de personnes.

«On créait beaucoup d'espoir avec 122 enseignants sur une liste. Et au bout de la ligne, ce n'était pas mieux. Maintenant, les jeunes professeurs vont travailler davantage et les jeunes vont mieux connaître les remplaçants», mentionne le président de la CS, estimant que cette nouvelle méthode a été bien accueillie par le milieu enseignant.

Ce dernier tenait également à rappeler le rôle important que jouent les commissaires, rejetant ainsi certaines critiques véhiculées dans les médias.

«On n'est pas inefficace. On travaille fort, mais souvent en coulisse. Ce sont des choses qu'on ne peut quantifier. Et dire qu'on ne fait pas grand-chose ou qu'on n'est pas qualifiés, je ne suis pas sur. Ça fait quand même depuis 1994 que je suis impliqué là dedans. Ce n'est pas pour l'argent qu'on est commissaire, parce qu'il y en a pas à faire. La priorité des commissaires, c'est le service à l'élève. Ce n'est pas le frontispice d'un journal», plaide-t-il, estimant que le travail effectué par les commissaires est peu couvert par les médias.

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