Sept jours en fatbike

Voyage au centre du désert blanc

Au lieu de se payer un voyage à... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Au lieu de se payer un voyage à Cuba, Olivier Germain s'est tapé un sept jours au coeur du désert blanc, le lac Saint-Jean.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(Roberval) Au lieu de se payer un voyage à Cuba, Olivier Germain s'est tapé un sept jours au coeur du désert blanc, le lac Saint-Jean.

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Olivier Germain

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

Passionné de longues expéditions, l'homme de Montréal a décidé de se mesurer au lac Saint-Jean et de le sillonner pendant sept jours. Un voyage intérieur qui lui a permis de faire le vide. «Ce qui m'a surpris, c'est que je n'ai croisé personne à part un Innu en ski-doo ce matin. Pas vu un oiseau, pas un animal. C'était calme et apaisant. J'ai vraiment adoré. J'aurais pu rester encore quelques jours, tant il faisait beau et que c'était tripant», exprime Olivier quelques minutes après avoir déposé son fatbike à Roberval.

Depuis qu'il s'est initié à cette nouvelle monture, l'homme se cherche des défis hivernaux. Il est venu une première fois, il y a trois semaines, mais la surface du lac était trop molle. Cette fois c'était beaucoup mieux. Par contre, il a dû modifier son itinéraire. «J'avais planifié de faire vraiment le tour du lac en restant à environ deux à trois kilomètres du bord, mais ce n'était pas possible. Je ne sais pas pourquoi, mais la neige était différente plus loin sur le lac. De plus, à cause des vents qui déplacent la neige dans l'axe ouest-est, la seule façon de pouvoir me déplacer sur de la neige suffisamment durcie était d'emprunter un axe sud-nord», explique-t-il.

L'homme de 37 ans a donc décidé de traverser le lac deux fois. L'expérience a été plutôt éreintante, car il ne pouvait pas rouler en ligne droite. «J'ai dû faire 100 kilomètres au total. Je parcourais environ 17 kilomètres par jour. Je devais suivre la surface adéquate», informe-t-il. De plus, comme il tirait un traîneau contenant 100 livres de matériel, il avançait à pas de tortue. Aussitôt que la neige devenait trop molle, il devait débarquer de sa monture. «Il y a seulement 20% de la distance que j'ai parcourue à pied. De tirer un tel chargement, c'est comme si tu montes une côte de 17% dans Charlevoix. En plus, le lac n'est pas plat et il y a des lames de neige à franchir. J'ai dû forcer pas mal» a-t-il confié.

Afin d'être le plus léger possible, Olivier a amené le strict nécessaire, soit une tente, deux sacs de couchage, des vêtements, de la nourriture, une gamelle et un réchaud. Il a enlevé les freins de son vélo et retiré les dérailleurs pour alléger sa monture.

Travaillant dans le domaine de la sonorisation, Olivier en a eu plein les oreilles pendant son aventure. «J'étais fasciné par le bruit des pneus sur la neige. Le son changeait selon le type de surface. Ma surprise, je l'ai eue la nuit alors que j'entendais le vacarme que font les glaces qui bougent. C'est saisissant», a-t-il raconté. Comme il est aussi un passionné de photographie, il en a profité pour prendre plusieurs clichés. «Les teintes de blanc sont hallucinantes, sans parler des couchers et levers de soleil qui sont merveilleux. J'ai vraiment passé du beau temps», lance-t-il tout en marchant sur le lac. On sentait dans la lueur de ses yeux qu'il n'était pas prêt à quitter son éden hivernal.

Il pourrait revenir à la fin mars si les conditions lui permettaient de faire le tour du Piekuagami.

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