Église Saint-Raphaël

Le chauffage réduit au minimum

La fabrique de la paroisse Saint-Raphaël a décidé... ((Photo Jeannot Lévesque))

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La fabrique de la paroisse Saint-Raphaël a décidé d'abaisser le chauffage du bâtiment du lundi au samedi pour économiser des coûts. Les baptêmes et les funérailles ne pourront plus être célébrés en semaine, jusqu'au mois d'avril.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Pour économiser de l'argent, la fabrique de la paroisse Saint-Dominique maintiendra au minimum le chauffage de l'église Saint-Raphaël du lundi au samedi jusqu'en avril. Cette décision ne fait pas l'affaire de tous les paroissiens, puisqu'elle signifie que les baptêmes et les funérailles ne pourront plus être célébrés à Saint-Raphaël en semaine.

L'annonce a été livrée aux fidèles dimanche dernier, au terme de la messe hebdomadaire. Selon une personne présente, la décision a suscité la grogne de plus d'un.

Coordonnateur de l'équipe pastorale des paroisses du grand Jonquière, Gaston Drolet a nuancé les informations véhiculées dimanche. Il confirme la décision de la fabrique d'abaisser le thermostat de quelques degrés, mais assure que l'église demeurera suffisamment chauffée pour préserver le bâtiment et ses oeuvres d'art. L'église Saint-Raphaël a été construite en 1959 et est l'oeuvre de l'architecte Évans Saint-Gelais. Le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ) l'a citée bâtiment patrimonial en 2006. À l'entrée du lieu de culte, on retrouve des murales de l'artiste Jordi Bonnet. Le chemin de croix, également de Bonnet, et Le Christ, du sculpteur Garant, font également partie des trésors que recèle l'église Saint-Raphaël.

«Nous avons baissé le chauffage à 16 degrés, ce qui est une température convenable pour que l'orgue et les oeuvres ne se désagrègent pas. Nous allons monter le chauffage à 21 ou 22 degrés le dimanche avant la messe», a expliqué le coordonnateur, questionné par Le Progrès-Dimanche.

Gaston Drolet ne peut évaluer l'ampleur des économies que la baisse de consommation énergétique générera pour la fabrique. Il ne sait pas, non plus, si la décision sera reconduite l'an prochain. Une chose est sûre, la situation financière de la paroisse demeure critique, vu la baisse de fréquentation des églises et la chute considérable des revenus provenant de la capitation.

L'avenir de l'église Saint-Raphaël n'est donc pas assuré, comme c'est le cas pour les autres lieux de culte regroupés sous l'égide de la paroisse Saint-Dominique.

«Si on continue encore de constater une baisse des revenus, la question qu'on devra se poser est ''qu'est-ce qu'on fait?''", convient Gaston Drolet.

Environ deux funérailles sont célébrées à Saint-Raphaël chaque mois. D'ici à avril, les familles devront se tourner vers l'église Saint-Dominique.

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