Collège d'Alma

La ferme laitière menacée

En plus d'un troupeau comptant de 20 à... ((Photo Gimmy Desbiens))

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En plus d'un troupeau comptant de 20 à 25 bêtes, la ferme-école comprend 60 hectares en culture, un atelier de réparation, un hangar pour la machinerie ainsi qu'une étable.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Alma) Le Collège d'Alma envisage de démanteler sa ferme laitière. Selon ce qu'a appris Le Quotidien, l'établissement d'enseignement veut se départir de son troupeau de vaches qui servait de plateau d'enseignement aux élèves du programme Gestion et exploitation d'entreprise agricole.

Joint jeudi, la direction générale du collège n'a pas voulu commenter ou confirmer cette information, justifiant que la situation sera discutée en séance du conseil d'administration, lundi.

En plus d'un troupeau comptant de 20 à 25 bêtes, la ferme-école comprend 60 hectares en culture, un atelier de réparation, un hangar pour la machinerie ainsi qu'une étable. Pour le moment, le démantèlement concernerait seulement les bêtes.

Quant au quota laitier lié à ce troupeau, il appartient à Agrinova.

Le directeur général de cette organisation, Patrick Girard, a précisé qu'aucune décision n'avait encore été prise. Mais dans l'éventualité d'un démantèlement, Agrinova devrait « disposer autrement » de ce quota laitier, dont la valeur dépasse quelques centaines de milliers de dollars.

« Ce sont des informations préliminaires », répond Patrick Girard, qui a invité la journaliste à joindre la direction générale du collège pour obtenir plus d'informations.

Selon divers intervenants consultés par Le Quotidien, la fin de l'exploitation laitière par le collège pourrait s'avérer positive pour l'enseignement. Car les élèves seront appelés à se rendre dans différentes fermes de la région, voyant ainsi une plus grande diversité de pratiques agricoles.

Les compressions budgétaires rendent également difficile l'exploitation d'une ferme par un cégep, estime Yvon Simard, président régional de l'UPA, qui a eu vent du possible démantèlement du troupeau.

« Quand on compare le collège avec les ITA (instituts de technologies agricoles), ils ne reçoivent pas les mêmes argents du MAPAQ pour améliorer les installations. Et des investissements étaient nécessaires pour répondre aux contraintes du milieu, dont l'environnement, le bien-être animal. Quand on regarde tout ça en plus de la rentabilité et du contexte budgétaire dans les collèges, ça devient difficile de garder ça », croit M. Simard.

Ce dernier a d'ailleurs eu des discussions avec des représentants de l'établissement almatois pour des partenariats avec différents producteurs.

« On a discuté pour prendre des ententes avec des fermes qui sont efficaces ou qui sont avancées sur le plan technologique pour des stages ou des visites », indique le président de l'UPA.

Si le collège va de l'avant avec le démantèlement, les vaches, qui sont reconnues d'ailleurs pour leur haut rendement, pourraient être vendues sur le marché ou par l'entreprise d'un encan.

« La seule demande, de notre part, c'est qu'il y ait une démarche transparente, peu importe la méthode de vente », souhaite M. Simard.

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