Son automobile emboutie par le train

Jean-Paul Gimaïel a vu la mort de près

Jean-Paul Gimaïel a échappé au pire, le 19... ((Photo Gimmy Desbiens))

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Jean-Paul Gimaïel a échappé au pire, le 19 janvier dernier, lorsque sa voiture est demeurée coincée sur la voie ferrée.

(Photo Gimmy Desbiens)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le 19 janvier dernier, Jean-Paul Gimaïel est passé bien près de mourir. Un train a frappé sa voiture de plein fouet, quelques secondes à peine après qu'il en soit sorti. Ce jour-là, quelqu'un veillait sur lui, il en est certain.

Il faisait tempête, le 19 janvier. M. Gimaïel, homme d'affaires bien connu, a quitté sa résidence située sur le chemin numéro 15, à Métabetchouan, pour se rendre chez Georges Gimaïel Nouveautés, son commerce situé sur la rue Saint-Pierre.

« J'ai vu qu'il y avait un amoncellement de neige. J'ai cru que j'allais pouvoir le traverser. J'ai bifurqué un peu vers la droite, mais mon véhicule est resté pris », raconte-t-il.

Sa voiture s'est retrouvée directement sur la voie ferrée, située à environ 500 pieds de sa résidence.

Après avoir tenté de sortir sa voiture de cette fâcheuse position, le septuagénaire est reparti à son domicile. « J'ai demandé à quelqu'un de venir m'aider. En attendant, je suis retourné dans ma voiture, pour tenter à nouveau de la déprendre. »

Sa conjointe assistait à la scène de sa résidence. Lorsqu'elle a vu le train arriver, elle a tenté de le joindre sur son cellulaire, pour lui dire de quitter la voiture au plus vite. Mais M. Gimaïel n'entendait pas ses appels. « Elle criait dans la maison. Je pense que ç'a été plus stressant pour elle que pour moi. »

« J'appuyais sur l'accélérateur, ça faisait du bruit. Je n'entendais rien. Je regardais constamment devant et derrière. Je ne sais pas pourquoi, mais à un moment donné, j'ai regardé à ma droite. C'est là que j'ai vu un gros rond de lumière », raconte-t-il.

Le train était à quelques mètres de sa voiture.

L'homme a tout juste eu le temps de sortir et de parcourir une dizaine de pieds avant que le train percute l'automobile de plein fouet.

« C'est une question de 10 ou 15 secondes », raconte-t-il. « Le train a ramassé ma voiture. C'est une perte totale. Des morceaux de ma voiture étaient plaqués sur la locomotive. »

Le train s'est arrêté un peu plus loin, puis il a fait marche arrière.

Pompiers, ambulanciers et policiers ont été appelés sur place.

« L'incident n'a fait aucun blessé. Le conducteur m'a vu sur le bord du chemin de fer, mais il a pu penser qu'il y avait des gens à l'intérieur de la voiture. »

Après coup, M. Gimaïel a pris conscience du drame qui aurait pu se jouer ce jour-là.

« Quelques jours plus tard, j'ai réalisé que j'avais été très chanceux. J'ai été protégé. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu le réflexe de regarder à ma droite. Je me dis que mes parents m'ont sauvé la vie, ils veillaient sur moi », confie-t-il. « La chance était avec moi. J'ai passé très près. Je n'étais pas attaché. Même si le train a percuté l'arrière de la voiture, je ne sais pas dans quel état j'en serais sorti, si j'en étais sorti. »

Lorsqu'il pense aux événements, Jean-Paul Gimaïel s'en veut. Il prend l'entière responsabilité de l'incident qui aurait pu avoir des conséquences tragiques.

« Je suis choqué après moi. Je n'aurais pas dû sortir pendant la tempête. Quand quelque chose du genre arrive, il ne faut pas essayer de se déprendre. Il faut sortir de la voiture. J'ai été imprudent. »

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