Démarches de Louisiana-Pacific auprès de Québec

L'usine de Chambord a encore un avenir

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L'usine de Chambord, comme l'indiquait Le Quotidien vendredi, devra faire l'objet de travaux de modernisation pour respecter les normes environnementales liées aux rejets atmosphériques. Le porte-parole confirme cette réalité, mais ne précise pas les montants nécessaires.

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L'entreprise Louisiana-Pacific va déposer au gouvernement du Québec, dans quelques semaines, les informations techniques sur le plan d'avenir de l'usine de panneaux particules de Chambord, lequel comprend l'ajout d'une production pour rendre l'usine moins vulnérable aux fluctuations de l'industrie de la construction.

Pour le moment toutefois, le marché du panneau particules n'est pas encore assez robuste pour amener le producteur à reprendre les opérations à l'usine de Chambord. Denis Pouliot, porte-parole des usines québécoises et responsable des ressources humaines pour le Canada, a confirmé au Quotidien que l'entreprise avait toujours des plans d'avenir pour l'usine de Chambord.

«Nous maintenons toujours nos actifs de Chambord en bon état. On ne peut pas pour le moment révéler des informations puisque nous allons les communiquer au gouvernement du Québec dans quelques semaines. Notre étude de faisabilité n'est pas encore terminée. Nous voulons ajouter une production tout en maintenant la fabrication de panneaux», a indiqué le porte-parole de l'entreprise.

Le président du syndicat Unifor de l'usine, Évans Simard, a soulevé des inquiétudes dans l'édition de vendredi du Quotidien quant à l'éventualité que l'usine de Chambord soit sélectionnée pour un nouveau produit de construction. Cette inquiétude provient du fait que Louisiana-Pacific a désigné l'usine de Swan Valley, dans l'Ouest canadien, pour la production d'un nouveau déclin pour la finition extérieure des immeubles.

Pendant l'entretien avec Le Quotidien, Denis Pouliot a assuré que le choix de cette usine de l'Ouest ne modifiait en rien la volonté de Louisiana-Pacific de relancer l'usine de Chambord.

Quant à la relance de la production de panneaux particules traditionnels, Louisiana-Pacific juge que la demande de panneaux est toujours trop faible et constate même un certain ralentissement. «Nous avions parlé d'une reprise de la production avec un marché de 1,2 million de mises en chantier aux États-Unis. En ce moment, nous sommes à 1 million de mises en chantier. Nous avons même réduit notre capacité de production à l'usine de Maniwaki.»

L'entreprise doit s'assurer que ses usines tournent pratiquement sur 7 jours avant d'envisager la relance des unités arrêtées. L'arrêt d'une usine de panneaux comme celle de Chambord pour la fin de semaine, explique Denis Pouliot, entraîne des coûts et réduit la marge de profit. Il s'agit d'un problème relié au mode de production avec les systèmes de séchage qu'il faut nettoyer avant d'interrompre le procédé.

L'usine de Chambord, comme l'indiquait Le Quotidien vendredi, devra faire l'objet de travaux de modernisation pour respecter les normes environnementales liées aux rejets atmosphériques. Le porte-parole confirme cette réalité, mais ne précise pas les montants nécessaires. Le chiffre qui a circulé il y a deux ans était de l'ordre de 10 à 15 millions$.

L'intérêt pour la relance de l'usine de Chambord a monté de plusieurs crans depuis que le groupe Forex de l'Abitibi a annoncé la construction d'une nouvelle usine de panneaux particules à Amos. Le projet a été annoncé jeudi en présence du premier ministre du Québec.

La relance d'une usine comme Chambord générerait des retombées économiques annuelles de 60 millions$ pour la région avec la création de 400 à 500 emplois en incluant la récolte forestière.

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