L'ancienne Scierie Saguenay

Démolition forcée en vue

Un incendie a ravagé une partie des actifs... ((Photo Rocket Lavoie))

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Un incendie a ravagé une partie des actifs de l'ancienne Scierie Saguenay en décembre dernier.

(Photo Rocket Lavoie)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Saguenay accentue la pression sur Produits forestiers Résolu (PFR) pour qu'elle nettoie les terrains de l'ancienne Scierie Saguenay, également connue sous le nom de Scierie La Baie.

Même si les actifs considérés toxiques n'appartiennent plus à Résolu, puisqu'ils ont été cédés à une compagnie à numéro après que l'entreprise se soit placée sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers, la Ville estime que la multinationale doit agir en bon citoyen corporatif.

L'incendie qui a ravagé une partie des immeubles à l'abandon le 30 décembre dernier fournit un pouvoir de levier aux autorités municipales, qui somment PFR de faire le ménage depuis déjà quelques années. Un règlement municipal stipule que lorsqu'une propriété se trouve dans un état de décrépitude évaluée à plus de 50 pour cent du bâtiment, la Ville peut exiger sa démolition. C'est dans cet esprit que le comité exécutif vient d'accorder un mandat à la firme l'Immobilière afin qu'elle procède à l'évaluation de l'immeuble situé au 105 de la Grande-Baie, propriété de 4 513 541 Canada Inc. Le siège social de cette entreprise, souvent qualifiée de coquille vide par le conseiller municipal baieriverain Luc Boivin, se trouve au 800-1155 Metcalfe à Montréal.

«Les bâtiments étaient déjà dangereux. Ils le sont encore plus depuis l'incendie. La Ville n'en est pas responsable, mais chaque fois qu'on rencontre les gens de Résolu, on leur rappelle qu'ils ont un devoir moral de nettoyer, même si la Loi C-36 les a protégés au niveau du passif», a fait valoir Luc Boivin, au cours d'un entretien téléphonique.

L'élu signale que le processus qui mènera à la démolition est officiellement enclenché. Les discussions se poursuivent entre représentants municipaux et dirigeants de PFR. Luc Boivin espère que le géant des pâtes et papiers assumera ses responsabilités et contribuera à l'éradication de ce qui est perçu comme une balafre au paysage de La Baie.

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