Projet d'Arianne Phosphate au Lac à Paul

L'étude d'impact rendue publique

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L'exploitation de la mine d'apatite du lac à Paul par Ariane Phosphate risque d'avoir des répercussions sur le milieu humain et biologique.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) L'exploitation de la mine d'apatite du lac à Paul par Ariane Phosphate risque d'avoir des répercussions sur le milieu humain et biologique. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a rendu publique, hier, l'étude d'impact concernant le projet minier.

C'est en vue de la séance d'informations, qui aura lieu le 18 février prochain à Chicoutimi, que le BAPE a publié son étude d'impact, avec les répercussions envisagées par Ariane Phosphate. La période d'information et de consultation du dossier par le public a débuté hier et se terminera le 23 mars. C'est durant cette période de 45 jours que tout citoyen, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme peut faire la demande d'une audience publique auprès du ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Le cas échéant, une commission du BAPE pourrait être chargée d'enquêter sur le projet et de consulter la population à cet effet.

Répercussions

L'étude d'impact mentionne diverses répercussions sur le milieu humain, dont l'achalandage sur les chemins forestiers lié au transport du concentré jusqu'à la route 172, l'augmentation du niveau sonore associée à l'exploitation de la mine, mais surtout au transport sur les chemins forestiers.

Des impacts sur le bien-être et la diminution potentielle de la valeur des propriétés le long du trajet des camions ont également été notés dans le rapport. De plus, les activités traditionnelles innues, comme la chasse, risquent d'être perturbées.

« Selon le promoteur [du projet d'Ariane Phosphate], l'optimisation du tracé permettrait d'éviter les regroupements de chalets et les sites utilisés par les Innus. La mise à niveau des chemins forestiers et leur entretien à l'année auraient des effets bénéfiques pour les usagers des ZECS, les pourvoiries et les utilisateurs du territoire. Aussi, il est prévu que les émissions atmosphériques soient conformes aux normes environnementales en vigueur et limitées en raison de l'application de mesures appropriées (dépoussiéreurs, utilisation d'abat-poussière, etc.). Enfin, un comité de suivi composé de citoyens et du promoteur serait mis en place avant le début des travaux », peut-on lire dans l'étude publiée par le BAPE.

Milieu biologique

Le projet pourrait également avoir des impacts pour le milieu biologique, notamment sur le caribou forestier et le poisson. « En ce qui a trait au caribou forestier, l'utilisation des chemins forestiers existants, de même que l'évitement de la période de mise bas durant les travaux d'amélioration de ces chemins, contribueraient à diminuer les impacts. Pour ce qui est de la perte ou de la perturbation des habitats du poisson engendrée par le projet, elles seraient compensées par des plans et des programmes de compensation validés par les instances gouvernementales », a indiqué le promoteur du projet.

Le coût du projet de mine de phosphate est estimé à 1 milliard de dollars. Selon le calendrier de réalisation d'Ariane Phosphate, les travaux de construction pourraient débuter vers la fin de 2015 et s'échelonneraient sur environ deux ans. L'exploitation de la mine prévue pour une durée évaluée à 26 ans, débuterait vers 2018. La phase de construction nécessiterait l'emploi d'une moyenne de 500 personnes et environ 400 emplois directs seraient créés durant la phase d'exploitation.

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