Accusations en matière sexuelle

Ghislain Morin plaide coupable

Ghislain Morin a attendu patiemment dans le corridor... ((Photo Rocket Lavoie))

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Ghislain Morin a attendu patiemment dans le corridor du palais de justice avant de plaider coupable devant le juge Rosaire Larouche.

(Photo Rocket Lavoie)

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(Chicoutimi) Le septuagénaire de Ferland-et-Boilleau, Ghislain Morin, a finalement plaidé coupable aux cinq chefs d'accusation portés contre lui en matière sexuelle. Un rapport présentenciel a été demandé et la sentence pourrait être connue au début du mois de mai.

Le nouveau client de Me Olivier Théorêt est revenu en Cour, hier. Même s'il avait plaidé coupable à quatre des cinq chefs, il devait subir son procès pour une histoire de grossière indécence remontant à 1967.

En décembre dernier, il avait demandé à retirer son plaidoyer de culpabilité sur cette histoire où il s'était masturbé devant une fillette de huit ans. Il avait éjaculé devant elle. La jeune enfant avait alors pris les jambes à son cou.

L'accusé disait ne pas se souvenir de cet événement et qu'il ne voulait pas être reconnu coupable pour une chose qu'il n'avait pas faite.

Mais hier, après une discussion avec son avocat, Morin a admis que si sa victime venait témoigner, qu'elle raconterait exactement ce qui s'était passé il y a près de 50 ans.

«C'est flou dans ma mémoire. À cette époque, j'avais l'habitude de consommer de l'alcool. Mais je ne peux pas nier les gestes», a indiqué Morin au juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec.

Clarté

Le magistrat a voulu être très clair sur les intentions de l'accusé. S'il plaidait coupable, il voulait s'assurer que la décision était claire et réfléchie.

«Nous allons demander la confection d'un rapport présentenciel sur le volet sexologique avant de faire les représentations sur sentence», a demandé Me Théorêt.

Ghislain Morin écopera d'un minimum de 45 jours de prison pour les gestes reprochés. La législation du Code criminel prévoit ce minimum pour l'accusation d'incitation à des contacts sexuels de 2010.

Pour les accusations de 1967 et de 1977 (attentat à la pudeur sur une jeune fille), le législateur n'avait pas prévu de peine minimale à l'époque. Par contre, depuis août 2012, les choses ont encore changé, car ce genre d'accusations prévoit une peine d'une année d'emprisonnement au minimum.

Morin reviendra en Cour le 7 mai.

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