Débat sur l'emplacement du futur siège social du CISSS

Jonquière choisit la neutralité

Le Conseil d'administration de l'hôpital de Jonquière considère... ((Archives Le Quotidien))

Agrandir

Le Conseil d'administration de l'hôpital de Jonquière considère que la région ne doit pas faire les frais d'une querelle sur la localisation du futur Centre intégré de santé et des services sociaux et doit se concentrer sur le maintien des acquis en plus de la conservation de la désignation universitaire pour la région.

(Archives Le Quotidien)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Chicoutimi) Le Conseil d'administration de l'hôpital de Jonquière considère que la région ne doit pas faire les frais d'une querelle sur la localisation du futur Centre intégré de santé et des services sociaux et doit se concentrer sur le maintien des acquis en plus de la conservation de la désignation universitaire pour la région.

Présidente du conseil d'administration du CSSS de Jonquière, Hélène Deschênes précise d'emblée que Jonquière n'entend pas préconiser un site pour le siège social. L'établissement n'a jamais eu de problème avec la présence du siège social de l'Agence à Chicoutimi et ne voit pas pourquoi il en serait autrement avec le futur centre régional.

«Ce que nous disons au ministre et au premier ministre dans notre lettre, c'est qu'il est important de maintenir une répartition équitable des ressources sur le territoire, avec des équipes de direction dans les établissements en fonction de l'occupation dynamique du territoire.  Nous avons signifié l'importance pour nous de continuer à développer notre vocation ambulatoire et nos missions régionales. Nous partageons aussi la position du docteur Fabien Simard de Chicoutimi quant à la pertinence de tenir un débat sur le siège social», a expliqué au Quotidien la présidente.

L'hôpital de Jonquière n'a pas l'intention de partir en guerre contre Chicoutimi ou Alma. L'établissement a des ententes avec les spécialistes des deux établissements et veut maintenir ces ententes dans le futur. «La région doit cesser le débat sur le siège social qui n'apporte rien de plus. Je siège à l'Association québécoise des établissements de santé et nous sommes la seule région où il y a un débat de ce genre.»

Dans l'édition d'hier du Quotidien, le président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l'hôpital de Chicoutimi, Fabien Simard, soulevait le risque que ce débat se transforme en querelle entre les intervenants en santé. Hier, la présidente de l'hôpital de Jonquière a endossé ces craintes et rappelé que cette période a été difficile pour tout le monde et que les administrateurs en place aujourd'hui ont réussi à établir un climat de collaboration qui profite à la population.

«Il y a des choses importantes à sauver comme nos réseaux locaux de service. Ce sont des enjeux importants et nous devons en tenir compte. On s'explique mal qu'un tel débat ait lieu dans la région alors que nous devons travailler en fonction d'un grand chambardement dans le réseau.

Les préoccupations que les administrateurs doivent avoir en tête sont celles à la base du réseau. Elle cite en exemple toute l'importance pour une famille qu'un parent soit placé dans un centre d'hébergement de longue durée qui corresponde aux attentes des proches.

On sent une certaine inquiétude de la part des administrateurs d'hôpitaux. À moins de 48 heures de l'application du bâillon pour l'adoption du projet de loi 10, Québec n'a encore donné aucune indication quant à la désignation universitaire pour le CISSS régional.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette n'a toujours pas donné sa réponse à l'hôpital d'Alma qui tente de soutirer à Chicoutimi le siège social du futur hôpital régional.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer