385 opposants signent le registre

Le projet de serres se concrétisera

Il y a eu un peu plus de... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

Agrandir

Il y a eu un peu plus de gens qui se sont déplacés en soirée pour signer le registre, mais ça n'a pas été suffisant pour atteindre les 500 signatures nécessaires.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

(Roberval) Saint-Félicien va pouvoir emprunter 6 M$ pour réaliser les infrastructures d'accueil pour les Serres Toundra. Les opposants n'ont pas réussi à convaincre au moins 500 citoyens de signer le registre. 385 personnes se sont déplacées pour le faire.

Ce résultat réjouit le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin. « Je suis vraiment content! Ce matin, j'étais inquiet, car il y avait du monde au début. Je pense que les gens ont compris que ça serait un projet important pour notre municipalité. Je suis heureux pour les promoteurs qui ont été secoués par cette contestation. Ils ne pensaient pas subir ça alors qu'ils s'apprêtent à investir beaucoup d'argent », a commenté le maire Gilles Potvin.

C'est entre 17 h et 19 h que l'achalandage a été le plus imposant. Le nombre de signatures est passé de 250 à 385. Pas suffisant pour atteindre l'objectif souhaité par les opposants.

L'instigatrice du mouvement d'opposition Jeannine Lavoie était déçue du résultat. « Je pensais sincèrement que les gens allaient se déplacer en plus grand nombre. Par contre, je suis fière de ce que j'ai accompli. Je l'ai fait pour défendre les citoyens et je vais continuer à le faire. C'est certain que je vais suivre à la trace le projet des Serres Toundra et tout dépassement de coût », a-t-elle déclaré hier, à 19 h, à la fin de la tenue du registre.

Elle a travaillé très fort pour partager son point de vue et expliquer ses arguments. Elle a créé une page Facebook et organisé une rencontre citoyenne. Hier, elle proposait même des transports pour ceux qui ne pouvaient pas se déplacer à l'hôtel de ville.

Son combat ne s'arrêtera pas là. Elle entend bien talonner le conseil municipal concernant un crédit de taxe accordé à l'Hôtel de la Boréalie qui ne serait pas réglementaire, selon ses vérifications. Elle n'écarte pas l'idée de créer un comité de citoyen.

Hier, les citoyens se sont succédé pour signer le registre. Par contre, le faible achalandage en avant-midi et sur l'heure du dîner laissait présager que le nombre de 500 ne serait pas atteint. Pour ce faire, il aurait fallu une cadence d'une personne aux 75 secondes.

Fernande Paquette a décidé de signer le registre afin d'en savoir plus. « Ce n'est pas clair. J'ai besoin de précisions et d'en savoir plus sur ce projet. C'est pour cette raison que je pense qu'un référendum serait nécessaire », a-t-elle déclaré.

Il semble que la majorité des citoyens ont été satisfaits des explications et réponses apportées par la ville. Ils donnent le feu vert à ce règlement d'emprunt qui pourrait mener à un investissement de 100 M$ et la création de 500 emplois. La présentation des promoteurs des serres Toundra, mardi soir, a permis aux personnes présentes de se faire une meilleure idée de l'ampleur du projet et du sérieux des promoteurs.

Gilles Potvin a appris de cet épisode. Les communications seront améliorées dans le futur.

« Nous avons eu un manque, il faut le reconnaître. Les villes d'aujourd'hui doivent se doter d'un service de communication afin de bien informer les gens. Dans ce cas-ci, nous avons négligé d'en parler parce que j'avais l'impression que les gens penseraient que je radote. Il faut donc dans le futur améliorer les communications avec nos citoyens, mais aussi avec des partenaires comme la Chambre de commerce. Les citoyens veulent nous accompagner dans nos décisions, nous allons les impliquer davantage », a assuré Gilles Potvin.

Selon le libellé du règlement d'emprunt de 6 M$, 4,6 M$ sera payé par Québec, qui a octroyé une subvention. Pour sa part. la municipalité va emprunter 1,4 M$ et utiliser 1 M$ de son surplus accumulé pour boucler le budget total de 7 M$. La portion de la ville devrait être remboursée par les promoteurs sur une période de 15 à 20 ans, selon le nombre d'hectares qui seront en production.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer