Germain Grenon survit à un arrêt cardiaque

Sauvé par son fils

Germain Grenon, debout à L'arrière, doit la vie... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Germain Grenon, debout à L'arrière, doit la vie à la qualité des soins d'urgence qui lui ont été prodigués par son fils Thommy et le directeur du service des incendies de Saint-David-de-Falardeau, Gilles Tremblay.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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(Chicoutimi) Le conseiller municipal Germain Grenon de Saint-David-de-Falardeau doit la vie à un alignement parfait des planètes alors qu'il a survécu à un arrêt cardiaque pendant que son fils le conduisait à l'hôpital de Chicoutimi. Les manoeuvres réalisées par son fils Thommy et le directeur des incendies ont été tellement efficaces et «selon le livre» qu'il n'aura pas de séquelle permanente de son aventure.

Les événements en question sont survenus le samedi 24 janvier en fin d'après-midi. Germain Grenon préparait des sentiers de motoneige derrière sa résidence du rang 2 à Saint-David-de-Falardeau lorsqu'il s'est senti mal en point. Il a demandé à son fils de le ramener rapidement à la maison pour se reposer: «Je me suis senti mal et je voyais noir. J'ai rapidement compris que quelque chose n'allait pas», a résumé l'homme de 55 ans.

Une fois dans la maison, la situation ne s'est pas améliorée. Germain Grenon a retiré son habit de motoneige et ses sous-vêtements étaient détrempés. Son autre fils Thommy était alors à l'intérieur. Il a bien vu que son père présentait des signes de crise d'angine, surtout que neuf jours plus tôt, le 15 janvier, Germain Grenon s'est rendu à l'urgence de l'hôpital de Chicoutimi pour une douleur qu'il avait assimilée à un problème cardiaque.

«Ils ont fait les tests et m'ont gardé pendant la nuit avec un tapis roulant et tout était normal. Le médecin Jany Cimon m'a prescrit quatre aspirines 80 milligrammes. J'ai donc cru bon d'acheter des aspirines pour enfants que j'ai conservées.»

Il ne se doutait pas que cet achat allait peut-être lui sauver la vie puisque le 24 janvier, son fils Thommy lui à fait prendre quatre comprimés d'aspirine quand il est entré dans la maison: «Lorsque j'ai suivi ma formation de RCR, l'infirmière qui donnait le cours est sortie de sa formation et nous a dit d'utiliser de l'aspirine pour enfant quand la personne n'avait pas de nitro en sa possession. C'est ce que j'ai fait», raconte Thommy Grenon.

Ce dernier a finalement opté pour transporter son père dont l'état semblait se détériorer avec une douleur persistante à la poitrine. Il a quand même pensé à préparer son cellulaire pour contacter le 911 en cours de route au cas où il constaterait une accélération de la détérioration de son état.

Prise de conscience

Il a pris la direction du village et devant l'Inter marché, il a constaté que son père n'allait pas du tout. Il a alors continué sa route en contactant le 911 pour demander de l'aide. Tout en parlant à la préposée, son père a perdu conscience et Thommy Grenon a immobilisé son véhicule devant l'entrée 7 du lac Grenon en bordure de la route régionale. Il a fait basculer le siège de son père et a commencé à le masser comme il l'avait appris pendant sa formation en secouriste.

Quelques minutes plus tard, le chef des incendies de la municipalité qui était de service recevait l'appel de la Sûreté du Québec pour se rendre d'urgence devant l'entrée 7. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Gilles Tremblay arrivait sur les lieux muni du défibrillateur cardiaque.

«Pendant que Thommy continuait le massage, j'ai préparé le défibrillateur. Tout s'est fait rapidement. J'ai installé les électrodes et l'appareil a fait une première lecture. J'ai finalement eu la consigne de donner un premier choc électrique. Après le choc, on sentait que le coeur était reparti. Il y a eu d'autres lectures. J'ai continué le massage en suivant le rythme donné par l'appareil» raconte le directeur des incendies.

Une dizaine de minutes plus tard, les ambulanciers arrivaient sur les lieux pour faire le transfert et prendre la route en direction de l'hôpital de Chicoutimi.

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