À-plat-ventrisme devant Philippe Couillard

Paradis réfute les accusations

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Le président de la Conférence régionale des élus (CRÉ), André Paradis.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) «À-plat-ventrisme.» «Ils sont à genoux devant le premier ministre.» «Ils ne veulent pas lui déplaire.»

Le président de la Conférence régionale des élus (CRÉ), André Paradis, en a assez des attaques lancées par les députés péquistes de la région et certains représentants syndicaux à l'endroit de son conseil d'administration qui a décidé de ne pas adhérer au mouvement «Touche pas à mes régions».

Ces détracteurs, rappelons-le, estiment que la CRÉ n'a pas joint le mouvement parce que les administrateurs ne veulent pas se mettre les élus libéraux à dos.

Des allégations non fondées, plaide M. Paradis, qui n'a visiblement pas avalé les blâmes formulés par Jean-Marc Crevier (FTQ) et Engelbert Cottenoir (CSN), ainsi que par les députés péquistes de la région.

«Je suis tanné d'entendre les gens nous accuser de tous les maux, d'accuser les élus de ne pas vouloir développer la région et d'être à plat ventre devant le premier ministre. Ce n'est pas le cas. Le conseil d'administration, tant les élus que la société civile, a été très lucide dans la décision qui a été prise de ne pas soutenir le mouvement. On est rendu plus loin que ça. On travaille d'une autre façon et on va y arriver, j'en suis convaincu. Et on va être en avant des autres régions lorsqu'il sera temps de mettre en place la nouvelle table de concertation», insiste M. Paradis.

L'attitude adoptée par la CRÉ n'est pas de la mollesse, pointe le président, mais plutôt une stratégie. Une stratégie qui a aussi été utilisée lorsque le gouvernement péquiste a sabré le fonds régional il y a un peu moins de deux ans.

«C'est drôle, mais il y en a qui oublie que c'était un autre gouvernement il y a un an et demi. Il y a eu à ce moment des coupes dans le fond régional de 23% et on a pris la même stratégie de défense de la région. On n'a pas dit que le Parti québécois était un parti noir qui voulait faire mourir la région, comme on ne l'a pas fait avec les libéraux. On a une organisation structurée, qui ne prend jamais de position politique, qui ne vise pas à détruire un parti ou un autre. C'est dans nos statuts et règlements ça. À la CRÉ, on analyse des dossiers, on prend une orientation avec des arguments. Et que ça soit des péquistes ou des libéraux, on va toujours garder la même stratégie», laisse tomber M. Paradis.

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