Crise des serres toundra

L'opposition désamorcée

La compagnie a investi 1,7M$ jusqu'à maintenant pour... ((Archives Le Quotidien))

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La compagnie a investi 1,7M$ jusqu'à maintenant pour préparer le terrain. La neige empêche de voir les nombreux pieux qui ont été plantés pour accueillir les fondations des serres.

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Louis Potvin
Le Quotidien

(Roberval) Les explications du maire Gilles Potvin, des fonctionnaires et des promoteurs ont calmé le jeu dans le dossier du règlement d'emprunt de 6 M$ pour fournir les infrastructures aux Serres Toundra.

Une grande partie de la centaine de personnes présentes dans la salle du conseil municipal, hier soir, semble être ressorti satisfaite des informations et réponses obtenues. «C'est un exercice sain et démocratique qui va permettre de faire un choix plus éclairé. Souvenez-vous que l'opposition c'est nécessaire pour faire avancer le débat», a déclaré Jean-Guy Lamothe.

La rencontre s'est déroulée dans le calme. Le maire a rappelé l'historique du projet de l'Écoparc. Il a surtout insisté sur les exigences que Produits forestiers Résolu avait imposées pour sa participation en cédant les terrains à la ville et en étant partenaires à 40% dans l'entreprise.

«Avoir des entrepreneurs régionaux avec une crédibilité financière; que le projet dispose d'une technologie performante et éprouvée; que la municipalité investisse dans les infrastructures et que les emplois soient de la main-d'oeuvre de la région en priorisant les jeunes, les autochtones puis les nouveaux arrivants», a énuméré Gilles Potvin.

À ce sujet, le citoyen Jean-François Robert a demandé pour quelle raison Résolu ne paye pas ces infrastructures au lieu que ce soit les citoyens qui prennent le risque.

Le procureur Pierre Hébert a étudié le règlement d'emprunt et a signifié aux citoyens qu'il était conforme. Le trésorier Dany Coudé a informé que, pour la première phase, le coût du loyer pour les serres Toundra serait de 38 250$ par année et que les taxes seraient de 226 000$, ce qui permettrait de rembourser en 10 ans les 2,4 M$ que la ville va investir dans les infrastructures.

Un des opposants, Jonathan Hamel, a voulu savoir si un document existait pour confirmer le transfert de la subvention de 4,6 M$ du gouvernement. Gilles Potvin a assuré qu'il y avait un accord de principe. Si jamais l'argent n'était pas versé, le règlement d'emprunt ne se réalisera pas.

Jeanne Lavoie, l'instigatrice d'une page Facebook contre ce projet, a salué la démarche.

«J'ai eu des réponses à mes questions. Ce que je déplore, c'est qu'il a fallu faire ça pour avoir enfin des réponses. C'est un manque de transparence. Je suis encore sceptique sur la viabilité du projet», a-t-elle mentionné après l'assemblée. Plusieurs ont souligné le manque de communication de la ville dans ce dossier.

Promoteur

À la suite des insinuations d'un citoyen sur les capacités du promoteur à réaliser un tel projet, Éric Dubé a pris la parole. Il a mentionné qu'ils ont rencontré les meilleurs producteurs serricoles au monde dans ce domaine. «Ce sont les mêmes qui ont construit un projet de serres à Lacombe en Alberta et il fait pas mal plus froid qu'ici. C'est la même chose en Finlande. Pourquoi au Québec, on ne pourrait pas faire comme dans d'autres pays et être bon comme eux?» a-t-il questionné.

Bon joueur, le citoyen Philippe Gagnon a serré la main d'Éric Dubé, satisfait des réponses.

Certains citoyens ont signifié l'importance de ce projet pour le futur de Saint-Félicien. Gervais Laprise a mentionné qu'il espère que la ville va aller de l'avant. «Si on ne le fait pas, ce sont d'autres qui vont le faire à notre place. Ça va stimuler l'économie. Et si la population augmente, ça va permettre de mieux partager la taxation.»

Le comptable Marc Lévesque a rappelé que des villes comme Saguenay, Alma et Dolbeau-Mistassini investissent beaucoup d'argent pour tenter d'attirer des entreprises sans avoir de garanties que ça fonctionne. «Je pense que, collectivement, nous pouvons faire cet effort pour des retombées qui vont profiter à de futures générations», a-t-il déclaré.

Ce soir, les promoteurs tiennent une soirée d'information sur le projet à 19 h 30, à l'Hôtel du Jardin.

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