Étudiantes en techniques infirmières au Pérou

Vivre le choc de la pauvreté extrême

Les étudiantes en techniques infirmières du Cégep de... ((Courtoisie))

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Les étudiantes en techniques infirmières du Cégep de Jonquière ont vécu un premier stage au Péroudansle village de Mazan en collaboration avec l'organisme Infirmières sans frontières.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le premier stage de finissantes en techniques infirmières du Cégep de Jonquière qui s'est tenu du 5 au 25 janvier dans le village péruvien de Mazan a été un véritable choc pour les participantes qui ont eu à se débrouiller avec la pauvreté extrême.

De retour depuis quelques jours au pays, les participantes au stage mis sur pied en collaboration avec l'organisme infirmier sans frontières ont eu l'occasion de connaître ce qu'était la médecine en milieux complètement désoeuvrés, explique Line Boucher, enseignante en techniques infirmières, qui était accompagnée lors du voyage de sa collègue Denise Girard.

« Nos étudiantes ont été confrontées à la pauvreté extrême avec des soins de santé qui utilisent des moyens de base », souligne d'entrée de jeu, Mme Boucher.

Parmi les défis à relever, les finissantes ont dû travailler avec une population qui n'est pas habituée de prendre des médicaments, la présence d'enfants qui souffrent de malnutrition, de retards psychomoteurs et de maladies parasitaires du fait que les villageois de Mazan couchent le plus souvent sur la terre battue.

Au chapitre des installations physiques, Mme Boucher a pu constater que la clinique santé où elle et ses étudiantes ont été assignées était en état de délabrement important, et ce, en pleine saison des pluies dans ce climat chaud et humide. « Tout le matériel que l'on utilise est calculé de très près. Il faut qu'ils ménagent tout et il est impossible de faire un examen clinique complet, mentionne l'enseignante. Le tout est compliqué par l'absence d'eau courante et d'électricité.

Malgré des conditions de pratique qui sont très éloignées de celles prévalant dans les pays riches, Mme Boucher s'est dite surprise par la capacité d'adaptation de ses étudiantes en dépit de la frontière de la langue espagnole qui a pu être atténuée par la présence de la traductrice Nathalie Boivin.

L'expérience a été à ce point enrichissante au plan humain et pédagogique ainsi qu'au chapitre de la sécurité que le département de Techniques infirmières prépare une seconde cohorte qui se déplacera à Mazan de nouveau l'an prochain.

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