Fréquence des suicides dans la région

Un taux stable, mais plus élevé qu'ailleurs

Au cours de l'année 2012, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a... ((Archives Le Quotidien))

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Au cours de l'année 2012, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a connu une certaine stabilité dans le nombre de suicides survenus sur son territoire alors que 39 personnes se sont enlevé la vie comparativement à 41 en 2011.

(Archives Le Quotidien)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Chicoutimi) Au cours de l'année 2012, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a connu une certaine stabilité dans le nombre de suicides survenus sur son territoire alors que 39 personnes se sont enlevé la vie comparativement à 41 en 2011. Il s'agit d'un taux de 15 suicides par 100 000 habitants, ce qui demeure plus élevé que le taux de l'ensemble du Québec, lequel se situe à 13,3.

Selon le rapport préliminaire portant sur la mortalité par suicide au Québec publié par l'Institut national de santé publique du Québec, les taux de suicide connaissent des variations considérables d'une région à l'autre, passant du simple au double. Le taux passe de 11 décès par 100 000 pour les régions de Montréal et Laval à 22 pour l'Abitibi-Témiscamingue.

Pour la période 2010 à 2012, trois régions affichent un taux significativement supérieur au reste du Québec, soit l'Abitibi-Témiscamingue, la Mauricie, le Centre-du-Québec et Chaudière-Appalaches. Les deux régions de Montréal et de la Montérégie sont celles qui présentent un taux significativement plus bas que l'ensemble des autres régions sociosanitaires. Les suicides des hommes expliquent les écarts significatifs entre les régions, à l'exception de la Mauricie et du Centre-du-Québec, où le taux des femmes est significativement plus élevé que dans le reste du Québec.

Selon les données provisoires les plus récentes, 1102 suicides ont été enregistrés au Québec en 2012,

ce qui correspond à un taux de 13,3 décès par 100 000 personnes. Ces données montrent que la baisse du taux de suicide amorcée au début des années 2000 se poursuit et rejoint maintenant le

taux de décès par suicide du Québec observé il y a 40 ans. Les données provisoires de 2013 ne laissent pas entrevoir de hausse du taux de suicide au Québec.

L'Institut observe que d'importants changements sont survenus dans les moyens utilisés depuis trente ans sur la façon d'accomplir l'acte fatal. Entre 1981 et 1983 et 2009 et 2011, la part des suicides par arme à feu a diminué de plus de la moitié tandis que les suicides par pendaison, strangulation ou suffocation ont augmenté tant chez les hommes que chez les femmes pour lesquelles une proportion croissante est d'ailleurs observée.

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