De l'aide sociale à entrepreneure

Moïsette Gagné s'est tricoté une nouvelle vie

Moïsette Gagné est propriétaire de la boutique l'Artisane,... ((Photo Rocket Lavoie))

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Moïsette Gagné est propriétaire de la boutique l'Artisane, située sur la rue Sainte-Famille à Kénogami.

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(Chicoutimi) Moïsette Gagné est une survivante du cancer, une ancienne prestataire de l'aide sociale, mais surtout une entrepreneure. Une entrepreneure qui a « pédalé », avoue-t-elle, pour surmonter les embûches ayant parsemé son chemin.

En 2001, Mme Gagné travaillait comme vendeuse dans une boutique, lorsqu'elle a reçu le diagnostic de cancer. « J'ai quitté mon emploi pour subir les traitements. Je n'avais aucune assurance privée. J'ai subi une opération, fait de la radiothérapie, de la chimiothérapie et de la curiethérapie. J'ai fait du chômage-maladie, mais comme tout le monde dans cette situation, sans assurances , tu te retrouves sur l'aide sociale. J'ai vendu mes biens. Je n'avais plus rien. »

Peu à peu, Mme Gagné a retrouvé la santé. « Je me cherchais un emploi à temps partiel. Je voulais aller tranquillement. J'ai vu une annonce dans le journal. Artisan brin de fil cherchait quelqu'un pour travailler de 3 à 7 heures par semaine. »

En 2006, alors qu'elle se sentait prête à retrouver un train de vie tout à fait normal, il lui a été proposé d'acheter l'entreprise jonquiéroise. « Je me suis dit : "pourquoi pas?". Depuis 1970 que je tricote. Quand tu as passé proche de mourir, tu sais que tu dois faire les choses maintenant. Partir de l'aide sociale pour acheter un commerce, tu pédales. J'ai reçu de l'aide, par chance. »

Mme Gagné cite en exemple le Centre local de développement (CLD) et des amis, qui lui ont permis de se partir en affaires même si elle n'avait pas d'expérience comme entrepreneure. Son commerce, situé sur la rue Sainte-Famille à Kénogami et maintenant appelé L'Artisane, offre des créations en laine, des vêtements pour enfants, des chapeaux, des chandails, des pelotes de laine, des fils à tisser, etc. Des cours de tricot y sont aussi donnés, tant de jour que de soir.

« Honnêtement, je crois que je suis une battante, capable de résilience. Tant que j'ai la santé, je continue. Parce que vous savez, on ne sait jamais ce qui peut se passer demain matin. »

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