En attente d'être branché au réseau d'hydro-Québec depuis des mois

Yvon Gagné en a ras le bol

Yvon Gagné en a ras-le-bol de payer 1000$... ((Photo Rocket Lavoie))

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Yvon Gagné en a ras-le-bol de payer 1000$ par mois en essence pour alimenter sa génératrice.

(Photo Rocket Lavoie)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Yvon Gagné est au bout du rouleau. Le résidant du chemin du Boisé, à Saint-Charles-de-Bourget, a demandé à Hydro-Québec de brancher sa nouvelle maison au réseau d'électricité en août 2014. Non seulement M. Gagné est-il toujours dans l'attente, mais la société d'État vient de l'informer qu'il n'aura pas accès au courant avant le 13 mars.

Ce délai de huit mois est inacceptable, croit le citoyen, qui dénonce les façons de faire d'Hydro-Québec avec véhémence. D'autant plus qu'on lui a laissé entendre qu'il aurait accès au service le 15 janvier. Quand la date a été retardée, il n'a pas du tout apprécié. Il déplore également le fait qu'il lui est impossible de parler à un préposé ici dans la région et que plusieurs de ses appels sont demeurés sans réponse.

«J'en ai plein mon casque. On le savait que ça allait prendre du temps, mais là, ça n'a plus de bon sens. Je suis incapable de terminer mes rénovations et je ne peux même pas avoir de frigidaire. On achète la nourriture au jour le jour parce que sinon, on perd tout», explique Yvon Gagné qui a communiqué avec Le Progrès-Dimanche en désespoir de cause.

M. Gagné et sa conjointe construisent eux-mêmes leur résidence sur un terrain qu'ils ont acheté d'un promoteur privé. Ils n'ont rien à redire au sujet de celui-ci, qui a tout mis en oeuvre pour accélérer les choses. Depuis que le couple est allé vivre à temps plein à Saint-Charles en novembre dernier, Hydro-Québec et Bell se renvoient constamment la balle pour une histoire de poteaux.

Non-sens

De l'avis d'Yvon Gagné, cette situation est un non-sens et personne ne devrait être forcé d'habiter une résidence dépourvue d'électricité pendant une aussi longue période, en plein hiver.

Les interminables délais sont venus à bout de la patience du couple, qui doit débourser autour de 1000$ par mois en essence pour alimenter la génératrice de la maison. Au début de l'hiver, M. Gagné a acheté 14 cordes de bois de chauffage. Vu les grands froids enregistrés au cours des dernières semaines, le poêle ne fournit pas et dix cordes ont été épuisées.

«Nous avons eu la visite d'un représentant d'Hydro-Québec cette semaine. Il nous a annoncé qu'on serait branchés le 13 mars. Pourquoi ne me l'ont-ils pas dit avant? Je me serais préparé en conséquence. Quelle autre excuse vont-ils m'inventer pour me retarder encore?», martèle celui qui a également discuté de la situation avec la municipalité. Celle-ci n'a cependant aucun pouvoir.

Lors du passage du journal, mercredi, des employés de Bell installaient des poteaux à proximité de la maison d'Yvon Gagné. Le citoyen ne peut qu'espérer que le courant aboutisse chez lui avant mars. En attendant, le couple cuisine des repas de base sur une plaque rudimentaire et range ses cartons de lait entre le sofa et un mur de la maison pour le garder frais.

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