Déclaration du Conseil du patronat

Les maires du Lac outrés

Le maire de Roberval, Guy Larouche.... ((Archives Le Quotidien))

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Le maire de Roberval, Guy Larouche.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Des élus de la circonscription de Roberval sont outrés par la position du Conseil du patronat sur le développement des régions.

«On devrait fermer toutes les municipalités et se regrouper à Québec et Montréal, ironise Guy Larouche le maire de Roberval et président du caucus des municipalités de centralité. C'est une méconnaissance de notre réalité. C'est frustrant d'entendre de tels propos. Les grands centres ne devraient pas oublier qu'ils ont besoin des régions pour se développer. Le président du conseil du patronat est déconnecté de la réalité; qu'il vienne nous voir. Il va trouver que nous sommes dynamiques malgré que nous avons peu de moyens.»

Le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, est furieux. «J'ai horreur de me faire dire ce qui est bon pour nous autres. J'aime mieux vivre dans nos régions libres et fières que de vivre dans des métropoles de béton asservies. Toute la région doit se lever contre cette position de Montréal. Ce sont eux qui disent ce qui est bon ou ce qui n'est pas bon pour nous autres. Ils nous traitent comme des colonisés. Je n'accepterai jamais une telle attitude envers les régions ressources et envers notre belle région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, je suis outré.»

Le maire de la Doré, Jacques Asselin, n'est pas plus tendre. «On se croirait du temps de Jules César et de l'Empire romain. Il voulait se débarrasser des provinces parce qu'il était tanné de s'y rendre pour percevoir l'impôt. On nous joue une vieille rengaine des années 65 alors qu'on avait mis en place un Bureau d'aménagement de l'Est-du-Québec (BAEQ) pour tenter de fermer des villes en Gaspésie. C'est une vision simpliste du développement. Si on fermait nos petites municipalités pour les regrouper aux villes centres comme Roberval ou Saint-Félicien celles-ci perdraient leur rôle et seraient fragilisées. Il faut repenser à une mobilisation de la main d'oeuvre comme ç'a été le cas pour créer Fermont et d'autres villes», suggère-t-il.

Finalement le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, estime que le gouvernement devrait plutôt faciliter les échanges d'équipements et de services pour permettre aux petites localités de maintenir leur vitalité. «C'est une grande méconnaissance. Il faut une grande occupation du territoire au Québec. Les déclarations m'ont fait penser quand Petterson (l'ancien grand patron de Résolu) a décidé de fermer la papetière de Dolbeau alors qu'il ne l'avait jamais vu. Il faut plutôt regarder comme nos régions peuvent obtenir de meilleures redevances de l'exploitation des ressources naturelles afin qu'on s'en serve comme levier de développement», propose-t-il.

Lpotvin@lequotidien.com

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