Surplus de bois

L'industrie bafoue la loi

Les membres du Syndicat des producteurs de bois... ((Archives Le Quotidien))

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Les membres du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont venus bien près d'accrocher leur scie mécanique pour toute l'année en raison d'un surplus de bois rond.

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(Chicoutimi) Les membres du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont venus bien près d'accrocher leur scie mécanique pour toute l'année en raison d'un surplus de bois rond accessible sur les terres publiques pour les industriels, même si la Loi sur les forêts les oblige à s'approvisionner auprès de ces producteurs.

Le syndicat a signé à la dernière minute un contrat avec la papetière Résolu pour écouler, au cours des prochains 18 mois, 200 000 mètres cubes de bois. Le président Pierre-Maurice Gagnon admet que la négociation a été ardue, mais que l'entente permettait de maintenir la récolte dans les essences de résineux pour les prochains mois.

«Le gouvernement n'a jamais fait respecter le principe de résidualité qui existe dans la loi. Nous avons été en mesure de signer une entente avec Résolu, mais il est à peu près certain que nous ne vendrons pas de bois aux scieries indépendantes. Je ne les critique pas, mais la loi n'est pas respectée.»

Le syndicat doit composer avec une situation temporaire qui fait en sorte qu'il y a pour le moment trop de bois sur le marché. Il est impossible de dire combien de temps cette situation va durer, mais elle cause des problèmes sérieux.

Pierre-Maurice Gagnon souligne que le ministère n'a pas aidé la cause des producteurs privés en accordant au cours des derniers mois des volumes supplémentaires en forêt publique aux industriels.

Les industriels rétorquent que le prix exigé par le syndicat pour le bois livré en usine est trop élevé par rapport aux coûts de production en forêt publique. Sur ce point, le président du syndicat soutient que les industriels ne tiennent pas compte de tous les coûts quand ils font valoir qu'ils sont en mesure de gérer leur propre approvisionnement de façon plus économique.

Pierre-Maurice Gagnon ne veut pas partir en guerre contre les industriels. Il demande simplement à ce que la loi soit respectée pour permettre aux producteurs de la région d'écouler leur bois et de générer de l'activité économique

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