Mise en demeure contre Arianne Phosphate

«Frivole», affirme la compagnie

«Pour le moment, il n'y a pas de... ((Archives Le Quotidien))

Agrandir

«Pour le moment, il n'y a pas de poursuite et ce n'est pas la première fois que nous vivons une telle situation. On n'a jamais été aussi sur la carte que maintenant. On est à risque, plusieurs personnes pourront tenter de bénéficier de la situation», a indiqué Jean-Sébastien David.

(Archives Le Quotidien)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Des démarcheurs menacent de poursuivre l'entreprise Arianne Phosphate pour 10 millions de dollars. Ils affirment avoir déniché des investisseurs chinois pour financer son projet minier à 200 kilomètres au nord du Saguenay. Des allégations que la société minière rejette et conteste.

La mise en demeure a été envoyée à Arianne Phosphate avant le congé des Fêtes. Les anciens partenaires de l'entreprise basée à Montréal, Gestion Baltrust et Wilcandex, invoquent un bris de contrat survenu en 2010 pour justifier leur réclamation. Les deux compagnies affirment avoir déniché 200 millions de dollars auprès du géant minier chinois Bao Mining pour la réalisation de la mine d'apatite projetée par Arianne Phosphate.

«Nous faisons souvent affaire avec des démarcheurs, qui se chargent de trouver de potentiels investisseurs. Si c'est le cas, nous leur remettons un pourcentage des investissements. C'est ça que les firmes nous demandent, soit un pourcentage d'un investissement que nous aurions obtenu d'un géant chinois. Toutefois, après avoir étudié le dossier, nous n'avons jamais fait affaire avec cette entreprise chinoise et nous n'avons jamais vu ces 200 millions de dollars. Selon nous, la mise en demeure est frivole», a expliqué le chef d'exploitation d'Arianne Phosphate, Jean-Sébastien David, lors d'un entretien accordé au Quotidien.

Il y a quelques semaines, la société a répondu aux firmes qu'elle ne donnerait pas suite à la mise en demeure. Arianne Phosphate n'a pas eu de nouvelle depuis.

«Pour le moment, il n'y a pas de poursuite et ce n'est pas la première fois que nous vivons une telle situation. On n'a jamais été aussi sur la carte que maintenant. On est à risque, plusieurs personnes pourront tenter de bénéficier de la situation», a indiqué Jean-Sébastien David.

Par ailleurs, le projet de mine de phosphate du Lac à Paul sera bientôt présenté au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). La première soirée d'information publique aura lieu le 18 février à Saguenay, amorçant ainsi la première étape du processus pouvant mener à l'obtention des permis.

«L'acquisition des permis requis pour la réalisation de notre projet est l'une de nos priorités. Nous sommes fiers de notre projet et nous avons hâte de le présenter», a affirmé M. David.

En prévision des audiences à venir, la société rendra publique son étude d'impact sur l'environnement. «Depuis le début, nous voulons faire preuve de transparence. Le dépôt de nos documents sur notre site Internet permettra donc à la population d'avoir accès à toute l'information sur notre projet», a ajouté le chef d'exploitation.

Le projet Lac à Paul représente un investissement de 1,2 milliard de dollars. Selon Arianne Phosphate, 2200 emplois directs et indirects seront créés.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer