Règlement d'emprunt pour Serres Toundra

Le projet ne couterait rien aux citoyens

Mario Ménard, Éric Dubé et Gilles Potvin ont... ((Photo Louis Potvin))

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Mario Ménard, Éric Dubé et Gilles Potvin ont rencontré le Quotidien pour expliquer les détails entourant les investissements pour la structure d'accueil de l'Éco parc où va s'installer les serres Toundra.

(Photo Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

(Roberval) La ville de Saint-Félicien assure que les investissements de 7 M$ pour les infrastructures de l'Écoparc afin d'accueillir le projet des serres Toundra respectent les normes gouvernementales et que les citoyens ne payeront pas pour ces dépenses. De plus, le revenu de taxes et de loyer seront de 854 000 $ par année, si le projet total de 100 M$ se réalise.

Un des promoteurs des Serres Toundra, Éric Dubé, le maire Gilles Potvin et le directeur général de la ville Mario Ménard ont rencontré le Quotidien pour expliquer à quoi serviront les investissements et l'avancement du projet. Une intervention qui vise à calmer le jeu entourant la contestation de certains citoyens envers un projet de règlement d'emprunt de 6 M$ pour réaliser ces travaux.

Au total, les investissements s'élèvent à 7,1 M$ et serviront à fournir les infrastructures d'accueil de l'Écoparc. Une somme de 4,6 M $ provient du Programme d'infrastructure Canada-Québec accordée pour l'ancien projet de parc agrothermique. La ville aurait obtenu l'accord de son transfert. Un montant de 1 M$ sera puisé dans le surplus accumulé de la ville et 1,3 M$ financé par le règlement d'emprunt. Selon ce règlement, le montant de la participation de la ville sera remboursable par le promoteur sur une période de 15 à 20 ans, selon le nombre d'hectares en production.

« Ça ne coûtera rien à la ville à terme et si l'entreprise fait faillite, les infrastructures nous appartiennent et pourront servir pour d'autres projets », lance le maire.

Le promoteur Éric Dubé renchérit: « Les gens ne semblent pas se rendre compte des revenus de taxes que notre entreprise va générer. Pour la première phase de 8,5 hectares, ça va représenter des taxes de 140 000 $. Quand les quatre phases vont être réalisées, c'est 654 000 $ que nous allons payer en taxes, ce qui va représenter 8 % des revenus de taxe de la ville » souligne-t-il. À titre d'exemple, Résolu paye 933 000 $ de taxe pour l'usine de pâte. De plus, la compagnie va payer un loyer annuel de 50 000 $ pour chaque phase.

Jusqu'à maintenant les promoteurs ont investi 1,7 M$. « La sous-station électrique va coûter 6 M$ et les différentes infrastructures pour les serres 4 M$. La première phase est de 35 M$ », explique Dubé. Rappelons que Résolu possède 40 % des parts de la compagnie.

Certains critiquent le fait que les serres n'utiliseront pas les rejets thermiques de l'usine de cogénération de Résolu pour chauffer les installations alors qu'il s'agissait de la raison première de la création de l'Écoparc. Le directeur général indique que la présence de l'usine est très importante. « Ils vont utiliser la conduite de l'usine pour pomper de l'eau de procédé de la rivière. De plus, la vapeur de l'usine va servir à chauffer les bassins d'eau de récupérations », précise Mario Ménard.

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