Pendant que Forex produira des panneaux de particules à Amos

Louisiana Pacific maintient la fermeture à Chambord

Forex a mis la main sur l'usine Temlam... ((Photos tirée d'internet))

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Forex a mis la main sur l'usine Temlam d'Amos, fermée après une faillite.

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(Chicoutimi) L'avenir est de plus en plus sombre pour la production de panneaux de particules dans la région. Pendant que Louisiana Pacific envisage de transformer son usine de Chambord, Forex confirme la construction d'une nouvelle ligne de production dans une usine à Amos au coût de 70 M$, avec les premières livraisons prévues dans un an sur le marché américain.

La famille Cossette de l'Abitibi, qui possède le groupe Forex, a vu des occasions d'affaire au sud de la frontière que l'entreprise Louisiana Pacific n'a visiblement pas cru bon d'exploiter. L'usine de Chambord ne sera pas ouverte malgré la reprise de l'industrie de la construction résidentielle aux États-Unis, alors que le groupe abitibien va tenter d'en profiter.

« On ne pouvait pas acheter l'usine de Chambord puisqu'elle n'est pas à vendre. Louisiane Pacific ne vend rien en ce moment. On connaît bien l'usine de Chambord puisque c'est nous qui l'avons vendue à Louisiana Pacific », insiste le président et chef de la direction de Forex, Jean-Jacques Cossette.

L'industriel n'a pas voulu commenter la stratégie commerciale de Louisiana Pacific qui maintient sa décision de fermeture définitive pour deux usines au Québec dans le marché du panneau de particules. L'entreprise a de plus une politique de ne pas vendre les usines qu'elle ferme. Cette stratégie permet d'éviter une croissance de l'offre de panneaux pour les marchés d'exportation.

« Ils ne veulent pas vendre. Dans notre cas, le projet d'Amos, qui sera comparable à celui de Chambord pour la capacité de production, nous permettra d'augmenter les livraisons aux États-Unis puisque le marché canadien n'est pas en mesure d'absorber ce volume. On pense que l'occasion est intéressante pour l'avenir », reprend le président de Forex.

Interrogé à savoir si le gouvernement du Québec allait investir dans ce projet via Investissements Québec, le patron de Forex est demeuré vague. Il s'est contenté de dire que le gouvernement avait été invité à participer sans préciser la nature de l'aide souhaitée.

Fait intéressant, l'usine de Saint-Michel-des-Saints, tout comme celle de Chambord, a déjà appartenu à la famille Cossette. Une troisième usine comparable appartenant au groupe Norbord est toujours fermée en Abitibi.

L'entreprise Louisiana Pacific a déjà confirmé qu'elle évaluait la possibilité d'implanter une nouvelle production à l'usine de Chambord et a demandé au gouvernement du Québec de maintenir, pour une autre année, ses garanties d'approvisionnement en feuillus. L'entreprise n'a toutefois jamais donné d'indication sur le produit de remplacement, mais il est devenu évident qu'elle n'entend pas profiter de l'amélioration du marché de la construction aux États-Unis pour reprendre la production à Chambord.

Forex a mis la main sur l'usine Temlam d'Amos, fermée après une faillite. Il s'agit d'une usine spécialisée dans la fabrication de poutrelles lamellées collées. La ligne de production de panneaux particules ou OSB sera construite juste à côté pour former un complexe industriel qui permettra d'écouler les gros billots dans le déroulage pour le lamellé collé et les petits dans les panneaux particules.

L'ouverture de l'usine de Chambord avait pour but de rentabiliser les opérations forestières dans les forêts mixtes de la région. La fermeture de l'usine, au cours des dernières années, a rendu ces opérations moins rentables pour les détenteurs d'approvisionnement dans ces secteurs situés en général au sud du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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