Brûlures par les rayons UV à l'aréna de Saint-Ambroise

Une citoyenne veut intenter un recours collectif

Émmanuelle Viger a publié une photographie sur sa... ((Photo le Quotidien, tirée de facebook))

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Émmanuelle Viger a publié une photographie sur sa page Facebook qui fait ressortir des rougeurs au visage et dans le cou. Elle a subi des brûlures au premier degré après avoir été exposée trop longtemps à une lampe au mercure endommagée à l'aréna Marcel-Claveau de Saint-Ambroise

(Photo le Quotidien, tirée de facebook)

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(Chicoutimi) Une jeune femme de Saint-Ambroise, Émmanuelle Viger, tente en ce moment de former un groupe de personnes ayant subi des brûlures après avoir été exposées aux lampes au mercure défectueuses de l'Aréna Marcel Claveau au cours de l'année 2014, dans le but d'intenter un recours collectif contre la municipalité.

Celle qui dit avoir été exposée trop longtemps à cette lampe malgré elle a lancé un appel général sur sa page Facebook. Elle publie une photo de son visage ainsi qu'une partie de son cou où il est facile de constater des rougeurs sur la peau semblables à celles causées par la chaleur trop intense.

L'événement est survenu en mai 2014 alors que Mme Viger participait à une vente de garage en compagnie de sa belle-mère. Au cours d'un entretien avec Le Quotidien, elle a expliqué que c'est lors de cette activité qu'elle a subi malgré elle des blessures sans connaître le risque que représentait ce type de lampe au mercure.

Lors du tournoi de hockey des familles en décembre 2013, une rondelle a fracassé la vitre recouvrant l'ampoule, mais n'a pas brisé l'arc qui fait l'éclairage à l'intérieur. Je me suis installée pendant plusieurs heures sous cette lampe sans savoir qu'il y avait un problème. J'ai constaté le lendemain que ça chauffait beaucoup », explique la citoyenne.

Cette dernière a été dans l'obligation de se présenter à l'urgence pendant une période de six jours afin de vérifier si l'exposition à cette lumière avait causé des dommages à ses yeux. « J'ai quand même été dans l'obligation de manquer du travail et j'ai dû composer avec des problèmes », reprend Mme Viger.

Elle a fait parvenir une mise en demeure à la municipalité pour obtenir une compensation pour les inconvénients découlant de son exposition à la lumière de l'aréna. « Les assureurs de la municipalité m'ont accordé un dédommagement, mais ce n'est pratiquement rien par rapport aux problèmes qui sont survenus à la suite de cette affaire », a ajouté celle qui pourrait initier le recours collectif.

Depuis, Émmanuelle Viger a entendu parler de personnes qui ont été affectées par ce problème de lumière. Elle leur demande d'entrer en contact avec elle afin de constituer un groupe suffisant pour vérifier si un recours collectif est envisageable dans les circonstances.

Aux assureurs

Joint hier, le maire de Saint-Ambroise, Dino Lapointe, a expliqué être au fait des problèmes évoqués par la citoyenne qui souhaite intenter le recours collectif. La municipalité n'a pas tenté de minimiser les choses et a remis à ses assureurs la mise en demeure afin que ces derniers évaluent la situation et accordent les compensations nécessaires.

« Il y a effectivement eu un bris à la lumière de l'aréna. La membrane qui protège des rayons UV a été brisée. Plusieurs personnes sont passées sous cette lumière, mais n'ont pas été exposées assez longtemps pour subir des blessures. La citoyenne a quant à elle été exposée plus longtemps, mais c'est vraiment un événement que personne ne s'attendait à vivre », explique le maire.

Les employés de la municipalité ont reçu la consigne de vérifier attentivement le système d'éclairage et de procéder aux changements de lumière quand elles sont endommagées et représentent un risque pour les utilisateurs de l'aréna. « Nous avons vérifié les consignes sur l'emballage de la lampe et il est effectivement indiqué qu'il peut y avoir des problèmes quand la membrane qui protège des rayons UV est fracassée. »

Le maire de la municipalité croyait que cette affaire était réglée. Il a semblé étonné d'apprendre que la citoyenne envisageait d'entreprendre un recours collectif.

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