Le CLD de Saguenay encore appelé à rapetisser

Luc Boivin, président du CLD de Saguenay.... ((Archives Le Quotidien))

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Luc Boivin, président du CLD de Saguenay.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le Centre local de Développement de Saguenay (CLD) pourrait encore subir une cure d'amincissement malgré l'abolition de six postes découlant des compressions de 40 M$ imposées à l'ensemble des CLD par Québec.

En vertu du plan de réorganisation transitoire déposé le 16 janvier, le CLD de Saguenay conserve 11 postes, dont cinq conseillers aux entreprises chapeautés par autant de personnel d'encadrement. Au centre d'affaires de Jonquière, trois conseillers demeurent en poste sous la coordination de Denis Thibeault tandis qu'à Jonquière le duo de conseillers est encadré par un coordonnateur en la personne de Luc Cliche. Au-dessus de la pyramide, le CLD du Fjord compte une directrice générale (Claudia Fortin), une adjointe à la direction (Renée Tremblay) ainsi qu'une responsable des communications, Sophie Bouchard, en plus d'une adjointe administrative.

En entrevue pour discuter du plan de réorganisation, le président du CLD de Saguenay, Luc Boivin, a déclaré qu'il ne s'agit là que d'une première étape en attendant l'adoption du projet de loi 28 et la révision de l'ensemble des programmes. Il a mentionné que d'autres postes seront abolis dans les prochains mois et ce, en attendant que soit redéfini le rôle des municipalités.

« La Loi des cités et villes est archaïque. Avec le mouvement "Touchez pas à nos régions", moi je pense au contraire qu'il faut toucher aux régions. Le rapport de septembre 2013 du ministère des Affaires municipales a démontré que la loi est trop encadrante. On en a eu un exemple avec le motel industriel aéroportuaire. Ils ont reproché à la ville d'avoir aidé le Défi Pierre Lavoie parce que le secteur de la santé est de compétence provinciale », affirme M. Boivin.

Rappelons que le rapport de vérification du ministère des Affaires municipales avait conclu que Saguenay n'avait pas respecté la Loi des cités et villes parce qu'elle ne pouvait déléguer à Promotion Saguenay ses pouvoirs en matière de contrats relatifs à l'énergie, de vente et d'échanges d'immeubles, aides à différents OBNL, octroi de contrats de construction et attribution de contrats qui relèvent du conseil municipal. « Le vrai débat qui va se faire avec le projet de loi 28 consistera à redéfinir le carré de sable des municipalités, par exemple, en matière de protection du territoire agricole, en santé, etc. ».

L'un des avantages du projet de loi, selon lui, est que les municipalités auront la possibilité de déroger à la Loi sur l'interdiction de subventions municipales jusqu'à jusqu'à concurrence de 150 000 $.

M. Boivin croit que dans un avenir proche, le Québec adoptera le modèle d'une MRC, une ville, ce qui permettra aux petites muncipalités et villages de rencontrer l'ensemble de leurs obligations pour la conception de schéma de couverture de risque incendie, schéma d'aménagement.

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