La scierie Tremblay et fils vendue

Les installations de l'ancienne scierie E. Tremblay et... ((Archives Le Quotidien))

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Les installations de l'ancienne scierie E. Tremblay et fils d'Alma ont été vendues en décembre dernier à l'homme d'affaire Raynald Martel.

(Archives Le Quotidien)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Alma) Fermée depuis quelques années, la scierie Tremblay et fils d'Alma pourrait revivre. Selon ce que Le Quotidien a appris, Raynald Martel, propriétaire de la scierie du même nom, vient de mettre la main, à titre personnel, sur les installations situées sur la route du Lac.

Il a été cependant impossible de joindre l'homme d'affaires pour connaître ses intentions. Les propriétaires du BMR d'Alma, qui fait partie du groupe Martel, ont précisé que l'achat n'avait pas été fait au nom du groupe, mais bien par Raynald Martel lui-même. Des rumeurs voulant que la scierie Martel déménage à cet endroit circulent dans le milieu almatois. Mais il a été impossible de confirmer cette information.

Petit Paris

La transaction a été faite en décembre dernier, informe Alain Paradis, directeur général de la Coop Petit Paris, anciennement propriétaire des lieux. Ce dernier a cependant refusé de dévoiler plus d'informations sur les projets d'avenir de cette usine.

«Il y a eu transaction il y a près d'un mois. Les bâtiments et terrains ont été vendus. Il n'y a pas de volume rattaché à cette vente. Pour ce qui est du projet, je laisse le soin à l'acheteur de l'annoncer», répond M. Paradis, qui n'a pas voulu confirmer l'identité de l'acquéreur.

La coopérative Petit Paris avait acheté cette scierie il y a quelques années. Les installations permettaient d'approvisionner l'entreprise Perfecta Forêt. Mais cette dernière a fait faillite, laissant la scierie almatoise sans client.

«On avait décidé de mettre ça de côté, en attendant de voir si le marché allait reprendre. Mais des acheteurs se sont montrés intéressés; donc on a décidé de vendre», détaille M. Paradis.

Coderr

Le groupe Coderr voulait déménager ses installations dans l'ancienne scierie. Une offre d'achat avait même été acceptée, il y a près d'un an. Mais d'interminables délais administratifs ont fait avorter le projet de l'organisme à but non lucratif.

«Il fallait passer par la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec) pour un "dézonage", car c'est en zone agricole. On aurait pu avoir la dérogation en achetant la compagnie. Mais en étant un OBNL, on ne pouvait pas se permettre d'acheter la compagnie. Il fallait donc traverser cette étape de dézonage», détaille Gérald Tremblay, directeur général du groupe Coderr.

L'offre de cette organisation est tombée caduque au cours de l'été. Pour poursuivre la transaction, le groupe devait dépenser davantage d'argent.

«On avait dépassé le délai, donc on payait maintenant les frais pour maintenir les installations. On ne savait pas quand on aurait l'autorisation de la CPTAQ donc pour ne pas dépenser plus; on a décidé de lancer la serviette», raconte M. Tremblay.

Le groupe Coderr garde donc ses installations de l'Avenue du pont à Alma, mais demeure attentif à d'autres opportunités.

«Il n'y a pas de réelles explications pour cette lenteur administrative. On ne soupçonne pas non plus de la mauvaise foi. Mais on a manqué une belle occasion. Pour l'instant, on réfléchit à toutes sortes d'idées. Il y aura des décisions qui seront prises bientôt», termine le directeur général du groupe Coderr.

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