Lock-out chez les concessionaires

Une offre de règlement en février

La Corporation des concessionnaires d'automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean a... (Archives)

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(CHICOUTIMI) La Corporation des concessionnaires d'automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean a dénoncé le comportement des représentants syndicaux CSD lors de la séance de médiation, mais songe tout de même a déposer, au cours du mois de février, une offre de règlement en réaction à la dernière ronde de discussions devant le médiateur du ministère du Travail.

«Lors d'une rencontre tenue le 28 novembre 2014, nous nous sommes prêtés au jeu de la médiation et nous avons amorcé un dialogue avec la partie syndicale. Les représentants syndicaux, eux, ont adopté des comportements discutables pour le succès de ce processus. À titre d'exemple, lorsque nous présentions nos propositions, M. Bouchard chantait et lisait son journal», affirme la prote-parole patronale Annie Coulombe.

Au cours d'un entretien téléphonique, Annie Coulombe a été plus formelle quant à la volonté des concessionnaires de présenter une offre en suivant les dispositions du Code du travail: «Nous allons voir et si le syndicat ne propose aucune piste de discussions, l'offre sera présentée.»

Les concessionnaires ont visiblement l'intention d'obliger le syndicat à soumettre aux 400 mécaniciens et préposés au service en lock-out depuis deux ans une offre globale de règlement. L'association maintient toujours que les dirigeants syndicaux n'ont absolument rien fait qui vaille dans le cadre de la médiation supervisée par M. Normand Gauthier, médiateur au ministère du Travail.

La porte-parole maintient ses accusations à l'endroit des représentants syndicaux, dont le président Georges Bouchard, à l'effet que ces derniers lisaient les journaux et se permettaient de chanter pendant les séances de travail.

«Nous étions sûrs que nous allions enfin connaître les orientations du syndicat, nous avons donc été très surpris d'entendre Georges Bouchard affirmer devant les médias, le 14 janvier dernier, que le processus de médiation avait échoué et que le syndicat mettait fin à la médiation », a déclaré Mme Coulombe dans le communiqué.

Le Quotidien a contacté le ministère du Travail afin de vérifier si les représentants syndicaux avaient effectivement adopté un comportement discutable dans le cadre de la médiation. Le porte-parole du ministère, Pierre Laberge, a souligné qu'il était impossible pour le gouvernement de commenter, révéler ou même confirmer ou nier des événements qui surviennent lors des rencontres de médiation ou conciliation. Le ministère conserve la neutralité absolue et est tenu à cette discrétion en vertu des dispositions du Code du travail.

Dans le présent conflit, la ministre Agnès Maltais avait nommé un médiateur spécial qui n'est pas parvenu à rapprocher les parties. Son successeur libéral Sam Hamad a nommé Normand Gauthier et la médiation a de nouveau échoué. Les parties n'ont jamais demandé au ministère d'intervenir dans le conflit.

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