Guy Simard

La retraite après 37 ans

La construction de l'aluminerie d'Alma, autour des années... ((Photo Gimmy Desbiens))

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La construction de l'aluminerie d'Alma, autour des années 2000, demeure le plus beau souvenir de carrière de Guy Simard. Une implantation qui a permis à la ville de payer comptant plusieurs projets d'infrastructures, rappelle l'ancien directeur général.

(Photo Gimmy Desbiens)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le maire Marc Asselin le surnomme à la blague «Machiavel», mais Guy Simard le prend tout, sauf mal. Celui qui quitte la direction générale d'Alma après 37 ans de carrière, dont 20 ans en tant qu'adjoint, l'accepte avec humour.

«J'ai toujours été le type à défendre mon argumentaire jusqu'au bout. Mais lorsque le conseil prend la décision, elle devient la mienne aussi. Il n'est pas question de contester ensuite. Mon rôle, c'est d'appliquer la décision du conseil», plaide M. Simard, qui a officiellement quitté son poste le 19 décembre dernier.

En comparant l'ancien directeur général avec le personnage historique mitigé, le maire Marc Asselin ne fait pas référence à un être tordu ou crapuleux. Mais plutôt aux techniques politiques utilisées au cours de ses 37 ans de carrière pour servir le bien commun.

«Ma stratégie, c'était de faire du un à un avec les conseillers. Je discute, j'écoute leur argumentaire. Après avoir fait le tour, je pouvais développer une opinion qui allait rassembler tout le monde, dans le but d'avoir une décision intéressante pour la communauté», résume M. Simard, comptable de formation.

À la veille de son départ, ses confrères de travail ne tarissaient pas d'éloges à son endroit. Plusieurs ont d'ailleurs vanté le sens politique très développé de M. Simard. Mais la politique active, ce n'est pas pour lui.

«Un fonctionnaire fait un très mauvais politicien. Ç'a toujours été ma perception profonde. Je ne suis pas un visionnaire. Je peux suggérer des choses. Mais j'applique essentiellement des décisions qui sont prises par le conseil», insiste l'ex-directeur général.

Et Guy Simard en a suggéré des choses. Taxi Bus, un service de transport collectif assuré par des taxis et qui a fait ses preuves, est né de son initiative. Mais l'idée ne vient pas de lui, tenait-il rapidement à préciser.

«Taxi Bus, c'est mon bébé. C'est le conseiller Jean-Roch Pedneault, dans les années 90, qui avait amené cette hypothèse. À cette époque-là, je trouvais que ça n'avait pas de bon sens. Mais ç'a mûri. Et j'ai eu de la chance, car le conseil m'a écouté et s'est montré ouvert», détaille M. Simard.

Des projets, des histoires, des difficultés, des défis, l'ancien directeur général en a vu de toutes les couleurs. L'ouverture de l'aluminerie d'Alma, pour remplacer l'ancienne usine Isle-Maligne, demeure cependant son plus beau souvenir en carrière.

«J'ai été témoin dès le départ des balbutiements, des premières rencontres, des premières discussions qui ont commencé 10 ans avant la réalisation. À l'époque, c'était Nicol Tremblay le maire. Je me souviens qu'il m'avait dit, à son retour d'une rencontre à l'extérieur avec la compagnie, "on va finir avec 200 000 tonnes". C'était incroyable pour la ville. On partait de 75 000 tonnes», raconte le comptable, qui pouvait déjà visualiser les nouveaux revenus qu'allait retirer la ville.

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