La baisse du prix de l'essence

Une petite différence chaque jour

La baisse du prix de l'essence commence à... ((Photo Michel Tremblay))

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La baisse du prix de l'essence commence à se faire sentir chez Intercar. Les autobus fonctionnent au diesel, carburant dont le prix diminue de façon moins marquée

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

La baisse du prix de l'essence fait le bonheur des automobilistes. Depuis quelques jours, la facture à la pompe est beaucoup moins élevée. Quel impact cette baisse a-t-elle chez ceux qui roulent sur les routes plusieurs heures par jour? Le Progrès-Dimanche a interrogé quelques grands consommateurs d'essence de la région afin d'en mesurer les effets.

Autobus

L'impact de la baisse du coût de l'essence commence à se faire sentir chez Intercar. Les véhicules de la compagnie fonctionnent entièrement au diesel, carburant dont le prix diminue de façon moins marquée.

«Ce qu'on voit n'est pas aussi spectaculaire que ce que l'on peut voir à la pompe. Mais on voit nos factures qui suivent une tendance à la baisse chaque semaine. Ce n'est pas autant qu'on voudrait, mais on pense que si ça se maintient à ce prix-là pendant des mois, le diesel n'aura pas le choix de suivre la même tendance. On a hâte de voir encore plus l'effet de la baisse», explique Hugo Gilbert, directeur général d'Intercar.

Intercar consomme cinq millions de litres d'essence par année. «C'est une dépense majeure pour nous, notre deuxième dépense en importance dans nos opérations, souligne le dirigeant de l'entreprise qui a mis sur pied un plan afin de réduire la consommation d'essence il y a un an et demi. On tente de réduire notre consommation et notre empreinte écologique notamment avec une technique de conduite et des véhicules moins énergivores. On connaît des difficultés au niveau de certaines liaisons, ces baisses d'essence vont nous aider.»

La baisse du prix de l'essence ne sera toutefois pas suffisante pour assurer la survie de certaines liaisons menacées.

Les lignes entre Dolbeau et Chicoutimi, Havre-Saint-Pierre et Sept-Îles, ainsi qu'entre Chibougamau et Saint-Félicien sont en difficulté.

«Il faudrait combiner une baisse du prix de l'essence et une augmentation de l'achalandage pour assurer la survie», explique-t-il.

Toutefois, des démarches entreprises auprès des MRC des régions touchées permettent d'envisager des jours meilleurs.

«On a discuté avec les élus des endroits ciblés et ils souhaitent soutenir nos opérations. Le dossier chemine bien. C'est prioritaire pour eux. On regarde les programmes d'aide existants et on a bon espoir que tout ça puisse se régler. On est en voie de trouver une solution.»

Taxis

Un baume après une série de coups durs. Voilà comment est perçue la baisse du prix de l'essence par les propriétaires de taxis. Hugo Lapointe, propriétaire de deux voitures de taxi et actionnaire de Taxis-Unis, confirme que la baisse du prix de l'essence à la pompe a un impact non négligeable pour ses collègues et lui. "Ça représente une économie de 200$ par mois, par voiture. Pour moi, c'est donc 400$ d'économie.»

Une économie d'autant plus appréciée que depuis quelques mois, plusieurs mauvaises nouvelles se sont abattues sur ses collègues et lui.

«Le lock-out dans les garages, ça nous fait mal. Plusieurs des concessionnaires faisaient affaire avec nous pour reconduire les clients lorsque leur voiture était en réparation. Postes Canada fait aussi partie de nos clients. Nous allons reconduire les facteurs et les chercher à la fin de leur circuit. Ce sont d'autres contrats importants que nous allons perdre. Tout le monde coupe.»

L'arrivée d'une nouvelle concurrence, qui offre un service de raccompagnement à domicile avec la voiture du client, prive les chauffeurs de taxi d'un autre revenu. «Nous offrons le service Tax-Hic qui permet de raccompagner les gens avec leur véhicule depuis des années», souligne Hugo Lapointe.

«La baisse du prix de l'essence, ça arrive comme un cadeau.»

Ville

Saguenay ne peut actuellement pas mesurer l'impact de la baisse du prix de l'essence. Toutefois, si les prix demeurent bas, la Ville qui achète l'essence en grande quantité pourrait réaliser une économie substantielle au cours de l'année. En 2014, Saguenay a investi entre 3,4 et 3,5 M$ en essence.

En début d'année, Saguenay a conclu une entente avec un fournisseur d'essence. Une marge de profit pour le fournisseur est déterminée à l'avance. Le prix de l'essence, lui, varie en fonction du prix coûtant établi par le Oil Buyer's Guide.

«Le prix est ajusté chaque semaine, explique Marie-Hélène Lafrance, porte-parole de Saguenay. Il est trop tôt pour mesurer l'impact de la baisse du coût de l'essence actuellement. Mais si le prix demeure à la baisse, on pourrait effectivement faire de belles économies.»

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