À la retraite avec le sentiment du devoir accompli

Tremblay quitte la direction de l'UPA

C'est avec le sentiment du devoir accompli que... ((Photo Rocket Lavoie))

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C'est avec le sentiment du devoir accompli que Denis Tremblay quitte ses fonctions à la direction de l'UPA régionale.

(Photo Rocket Lavoie)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Chicoutimi) Malgré les difficultés et les crises vécues dans le développement de l'agriculture au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c'est avec le sentiment du devoir accompli que Denis Tremblay quitte ses fonctions.

Il souligne avoir été témoin de la construction des principaux outils sur lesquels se base l'agriculture avec la mise en place de la deuxième génération des plans conjoints qui permet aux producteurs de porcs, de bovins, de pommes de terre et d'agneaux de négocier des prix correspondant à leurs coûts de production. S'ajoute le renforcement de l'assurance stabilisation pour lequel l'UPA a dû livrer une dure bataille, mais la Loi de protection du territoire agricole, défendue par Jean Garon, adoptée par le premier gouvernement péquiste et mise en application dans la région le 1er juin 1980, demeure une avancée considérable pour les agriculteurs.

« M. Garon a été un grand ministre de l'Agriculture. Lorsqu'il a été nommé, on ne l'a pas vu à l'UPA pendant un an et demi. Il a donné une vision de l'agriculture au gouvernement péquiste qui portait sur l'autosuffisance alimentaire. Lorsqu'il est arrivé, on ne produisait pas de céréales dans la région. C'est lui qui a prêché pour la production animale en périphérie et qui a proposé des programmes de protection de la sécurité des revenus. Il avait une vision et il a fait embarquer tout le monde dans ce projet. »

Parmi les grands présidents de l'UPA à qui il voue une admiration particulière, M. Tremblay cite Laurent Pellerin qui s'est battu pour l'instauration de la Financière agricole, ainsi que Jacques Proulx qui, en organisant les états généraux du monde rural, a démontré que celui-ci ne peut se développer de façon indépendante sans l'apport de l'agriculture.

Crises

En près de 40 ans de carrière, M. Tremblay a été témoin de plusieurs crises touchant les agriculteurs. En tête de liste figure le déluge de 1996, qui a exigé beaucoup d'efforts en raison du nombre de producteurs touchés.

« La crise touchait beaucoup de personnes. Plusieurs fermes ont été isolées parce que les entrées d'eau ont été coupées. Il a fallu organiser le transport en hélicoptère de génératrices et de pompes à eau à des producteurs de La Baie et de la plaine d'Hébertville. Les producteurs maraîchers ont été coupés de leur marché.

La crise de la vache folle, en 2003-2004, figure au second rang de son palmarès puisqu'elle a fait chuter les prix du boeuf de 20 %, affectant 225 à 250 producteurs bovins de la région, de même que les producteurs laitiers qui vendent leurs animaux de réforme. Il cite également le siège lié à la fermeture de l'usine Agropur de Métabetchouan, de même que la crise de la listériose affectant les producteurs de fromages.

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