Les activités changent à Grande-Anse

Le transbordement plafonne à 300 000 tonnes

Les activités portuaires au terminal de Grande-Anse administré... ((Archives Le Quotidien))

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Les activités portuaires au terminal de Grande-Anse administré par Ports Saguenay sont demeurées stables en 2014 par rapport à 2013 en raison d'une économie régionale qui tourne au ralenti et certaines transformations majeures dans l'industrie forestière.

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(Chicoutimi) Les activités portuaires au terminal de Grande-Anse administré par Ports Saguenay sont demeurées stables en 2014 par rapport à 2013 en raison d'une économie régionale qui tourne au ralenti et certaines transformations majeures dans l'industrie forestière qui ont provoqué des changements de destination de certains produits.

Au cours des trois dernières années, les exportations manutentionnées par les débardeurs du terminal portuaire n'ont pas dépassé les 300 000 tonnes. Selon le directeur général de Ports Saguenay, Carl Laberge, la vocation même du terminal de Grande-Anse a changé significativement depuis l'ouverture des installations.

«Au début, le terminal accueillait surtout des produits de la forêt pour des exportations vers l'Europe. Le dernier chargement de bois d'oeuvre qui a quitté Grande-Anse remonte en 2007. Pour différentes raisons, les exportations de bois d'oeuvre se font à partir des autres ports et les entreprises veulent utiliser les conteneurs», explique le directeur général.

Le dernier client important de la filière forestière a été l'usine SFK pâte de Saint-Félicien qui livrait, à partir de la région, des milliers de tonnes de pâtes kraft dans les usines de transformation d'Europe: «Depuis que Résolu a fait l'acquisition de l'usine de Saint-Félicien, les exportations de pâte Kraft à partir de nos installations ont cessé. Résolu écoule autrement la production de l'usine de Saint-Félicien. Ce sont des transformations contre lesquelles nous ne pouvons rien faire. Il faut s'ajuster à ces changements qui dépendent des entreprises et de leur marché respectif», reprend le directeur général.

Les chiffres officiels font état de 270 000 tonnes en 2013 et 280 000 tonnes en 2014. La différence n'est pas significative selon Carl Laberge. Un seul bateau peut faire la différence entre plus ou moins de tonnage d'une année à l'autre pour un port de petite dimension.

Métamorphose

Carl Laberge est toutefois prudent quant à une association directe entre la stagnation des activités de transbordement depuis quelques années et la santé de l'économie régionale. Il constate comme tout le monde un ralentissement, mais signale que les entreprises d'ici ont des marchés spécifiques.

Il cite en exemple tout le secteur des granules de bois. Il y a quelques années. Une entreprise de la région exportait des granules en vrac en Europe. Les granules étaient ensachés en Europe. Aujourd'hui, ces exportations ont été modifiées et même diminuées. C'est le marché qui change rapidement.

Dans la fabrication, les entreprises utilisent surtout les conteneurs. Dès qu'ils ont assez d'équipements pour remplir un conteneur, elles l'expédient vers le lieu d'installations. Selon Carl Laberge, le marché des conteneurs est pratiquement inaccessible pour les petits ports à l'exception de produits spécifiques en quantité restreinte.

«Nous sommes en mesure de faire de la manutention de conteneurs. Ce n'est pas le problème. Mais au Canada, il y a seulement trois ports qui exploitent ce vaste marché ça prend un grand volume puisqu'il faut faire la réception des conteneurs et les transporter vers le lieu de réception finale. Ça prend aussi une structure pour être en mesure de remplir les conteneurs vides pour les réexpédier. Personne ne veut transporter des conteneurs vides. Il faut donc une gestion assez importante de conteneurs pour que les opérations soient rentables.»

Le rapport annuel de l'administration portuaire tient compte des transbordements réalisés pour le compte de Rio Tinto Alcan. La multinationale utilise toujours les capacités de Grande-Anse pour certains produits.

Pour avoir une idée exacte de l'activité portuaire régionale, il faut mentionner que la société Alcan transborde de son côté, à ses installations de La Baie, tout près de 4 millions de tonnes de marchandises sur une base annuelle.

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