Le site n'est pas mort

Glassco s'entend avec Desbiens

En 2013, la ville de Desbiens avait vendu... ((Archives Le Quotidien))

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En 2013, la ville de Desbiens avait vendu les installations Glassco pour taxes impayées, et ce, malgré le litige en cour.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(Chicoutimi) Un nouveau chapitre s'ajoute à la saga du Centre industriel Glassco à Desbiens.

Une entente hors cours est survenue entre la municipalité et les propriétaires des lieux. Ces derniers devront verser 250 000 $ dans les coffres de la ville d'ici le 28 février et investir près d'un demi-million $ dans un délai de six mois, à défaut de quoi, Desbiens reprendra possession des lieux.

L'entreprise, rappelons-le, avait accumulé près de 400 000 $ en taxes impayées, incluant les frais juridiques encourus par la ville. Un jugement rendu l'hiver dernier a donné raison à la municipalité qui avait repris les installations. Mais ce jugement avait été porté en appel par les propriétaires, précise le maire Nicolas Martel.

« On devait passer en cour le 16 janvier dernier. Mais ils nous ont approchés en disant qu'ils étaient prêts à se désister de l'appel s'il récupérait les lieux, sous plusieurs conditions. Il y a donc eu entente à l'amiable. Une entente qui prévoit des investissements et un versement de 250 000 $ à la ville. Ce qui nous permet d'aller chercher une partie des taxes impayées. C'est mieux que rien », estime le maire Nicolas Martel.

Ce dernier n'a pas pu donner d'informations sur les possibles projets que pourrait accueillir l'immense site situé dans le village.

« Ça fait longtemps qu'ils disent qu'ils ont des projets. La balle est donc dans leur camp. Et s'ils ne respectent pas le paiement, on reprend tout et on aura le champ libre pour la suite », précise le maire, heureux d'en avoir au moins fini avec les procédures judiciaires.

Top secret

Quant au principal propriétaire, Gaston Desmeules, il a refusé de dévoiler ses intentions sur l'avenir du site. Joint hier, l'homme d'affaires a rappelé à plusieurs reprises les ententes de confidentialité liées à ces installations.

« Je ne donne aucune information. On a des conventions de confidentialité avec plusieurs personnes et des compagnies majeures. Personne n'est autorisé à parler en ce moment et ceux qui le font s'exposent à des poursuites », prévient d'emblée M. Desmeules, résidant à l'extérieur de la région.

Ce dernier n'a pas voulu donner plus de détails, mais a laissé entendre que s'il y a avait un projet, il était encore loin de se réaliser.

« C'est possible qu'il y ait un projet. Mais si ça ne rencontre pas les normes, ça ne se fera pas. Il n'y a pour l'instant aucune étape de franchie et ça peut prendre plusieurs mois », admet-il.

En 2013, la ville avait vendu les installations Glassco pour taxes impayées, et ce, malgré le litige en cour. Desbiens avait alors accepté une offre de l'entreprise JM Tradition de Mirabel, spécialisée dans les services de sciage et de planage. Le projet d'acquisition ne s'est cependant jamais concrétisé, laissant les installations entre les mains de la ville depuis 2012.

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