Déficit d'opération au Cégep de Jonquière

Les services aux étudiants épargnés

François Leblanc... ((Photo Jeannot Lévesque))

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François Leblanc

(Photo Jeannot Lévesque)

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(Chicoutimi) Le Cégep de Jonquière est en mesure d'absorber à même son solde de fonds de fonctionnement le déficit d'opération de 164 000 $ confirmé au terme de l'année financière 2013-14 et n'aura pas besoin de sabrer dans les services aux étudiants, dont ceux mis sur pied pour soutenir la réussite scolaire.

Le Cégep de Jonquière avait été identifié au sein d'un groupe de collèges qui rencontraient des difficultés financières. On y faisait mention que les établissements en question allaient devoir se plier à un plan de redressement financier imposé par le gouvernement pour rétablir la situation. La direction de l'établissement veut rassurer la population et les étudiants quant au maintien des services aux étudiants et la santé financière du collège.

« Nous avons été en mesure d'absorber le déficit d'opération à même notre solde d'un peu plus de 600 000 $. Il n'est pas dans notre intention de nous lancer comme gestionnaires dans une politique de coupures pour faire un surplus. Ça serait assez facile à réaliser et notre volonté est de maintenir une gestion très serrée collée à la réalité budgétaire », a déclaré le directeur des services administratif et technique, François Leblanc.

La direction du collège a tout de même effectué une opération de rationalisation des dépenses. Selon le responsable des finances, il y a maintenant une politique de non-remplacement pour les employés absents. Des économies ont aussi été réalisées dans les services professionnels externes et certains consultants qui avaient des contrats avec le cégep ont appris qu'il n'y aurait pas de prolongation.

compressions de 3,3 M$

Depuis l'année financière 2011-12, incluant la présente année, le Cégep de Jonquière a absorbé pas moins de 3,3 M$ de compressions dans les subventions accordées par le ministère. Il s'agit des subventions provenant de la clientèle étudiante puisque les collèges sont financés selon un programme de nombre d'étudiants et de poids des programmes. Le collège s'attend à des coupures additionnelles l'an prochain et espère être en mesure de sauvegarder les services aux étudiants.

Le Cégep de Jonquière a développé historiquement certains éléments qui lui permettent de faire face aux demandes répétées du gouvernement. Dans les sources de financement, les « autres revenus » représentent 27 % du total du budget. En général, les autres collèges touchent des revenus de l'ordre de 15 % pour cet item. Jonquière compte sur son centre linguistique ainsi que les services d'éducation aux adultes en plus des résidences. Selon François Leblanc, ces revenus sont salutaires dans le contexte budgétaire actuel du gouvernement du Québec qui cherche partout des économies à réaliser.

Les budgets des collèges ressemblent à ceux des autres institutions d'enseignement alors que 76 % des dépenses sont constituées de salaires. Le personnel de soutien accapare quant à lui 13 %.

Comme les autres collèges de la région, Jonquière doit aussi composer avec le défi du recrutement des étudiants. Les baisses démographiques absorbées par les commissions scolaires au cours des 15 dernières années se font sentir au niveau collégial. C'est ce qui explique les opérations de recrutement à l'étranger pour supporter les programmes qui accusent les plus importantes baisses. Le Cégep de Jonquière a un défi encore plus important avec les techniques mécaniques où les élèves doivent avoir des résultats académiques élevés en science. Le cégep a donc décidé de déployer une campagne de publicité pour faire connaître ses options techniques.

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