Harcèlement envers son ex-conjointe

La collectivité pour Maxime Bouchard

Maxime Bouchard était prêt à payer pour les... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Maxime Bouchard était prêt à payer pour les gestes irréfléchis qu'il a commis à l'endroit de son ex-conjointe.

(Photo Jeannot Lévesque)

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(Chicoutimi) Pendant trois mois, Maxime Bouchard a vécu une période de désorganisation intense en 2013. Il n'acceptait pas la rupture avec sa conjointe. Il l'a harcelée, lui a envoyé des centaines de textos d'insultes en quelques jours et a conduit dangereusement pour lui nuire.

L'individu de 28 ans de la rue de La Loire à Jonquière s'en est sorti avec une sentence de 20 mois de prison à purger en collectivité et à faire 100 heures de travaux communautaires à la suite d'une suggestion commune.

Le témoignage de Bouchard a convaincu la représentante du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de mettre de côté sa demande d'une peine ferme de prison.

Une peine clémente pour un individu ayant passé une partie de ses 10 années de vie adulte entre la prison et la liberté et qui a notamment reçu une peine de 18 mois d'emprisonnement pour une conduite dangereuse.

Le 30 mars 2013, Bouchard a appris que sa conjointe le quittait. La vie de l'accusé a été bouleversée. Il a vu noir et s'est mis en tête de lui faire vivre l'enfer.

Il y a eu une séquence intense entre le 27 mai et le 2 juin alors qu'il a harcelé son ex-conjointe, sa famille et ses amis, en causant des voies de fait et des méfaits et en effectuant des manoeuvres dangereuses au volant.

«J'ai perçu de la sensibilité dans le témoignage. Je crois vraiment que vous vous êtes recadrés et que vous avez cessé votre consommation de stupéfiants. À mes questions, vous avez reconnu avoir fait défaut de certaines règles lors de votre thérapie», mentionne Me Hamelin-Gagnon.

Même son de cloche de la défense. Me Mélissa Girard s'occupe des dossiers en justice de Maxime Bouchard depuis 2004.

«Ce n'est vraiment pas le même individu que nous avons ici aujourd'hui. Ce n'est pas le même client qu'il y a 10 ans», note-t-elle.

Le juge Daoust a paru surpris de la suggestion commune des deux avocats, surtout qu'il avait en mémoire le récit des frasques de Bouchard.

«J'avoue que votre dossier ne s'enlignait pas comme ça, car les gestes posés sont troublants. On se dirigeait avec de la prison ferme et une longue peine.»

«Vous avez envoyé 406 textos d'insultes à votre ex-conjointe en quelques jours. Je n'ai pas vu ça très souvent. Mais il semble que votre thérapie au Rucher a été bénéfique et c'est tant mieux. Mais vous savez que vous allez devoir lutter chaque jour contre votre dépendance à la drogue. Mais avec ce que je vois aujourd'hui, vous êtes un exemple patent que l'on peut se sortir de la consommation des drogues de synthèse», de conclure le juge Daoust.

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