Bagotville a francisé l'aviation

Par mesure d'économie et d'optimisation des appareils, les... (Photo Rocket Lavoie, archives Le Quotidien)

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Par mesure d'économie et d'optimisation des appareils, les pilotes de chasse seront de plus en plus appelés à s'entraîner sur simulateurs de vol dans un avenir prochain.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

En dépit du fait que l'aviation canadienne est appelée à faire face à des changements technologiques importants, le lieutenant-général Yvan Blondin, grand patron de la force militaire aérienne au Canada, verrait mal la Base de Bagotville disparaître.

De passage lors d'un dîner de la Chambre de commerce du Saguenay, M. Blondin a fait un long plaidoyer sur le lien unissant le Saguenay-Lac-Saint-Jean à la force aérienne en insistant sur le fait que Bagotville, avec ses couleurs bien régionales, a réussi à influencer l'ensemble de l'aviation militaire canadienne.

«Il y a 35 ans, Bagotville, c'était une aviation royale britannique où ça se passait en anglais. C'était la base où on envoyait les francophones. On a influencé cette aviation. Je suis maintenant le premier commandant de la force royale qui a été commandant de la Base de Bagoville», a déclaré le militaire. Il a qualifié la Base de Bagotville de petit bijou opérationnel qu'il ne verrait pas disparaître.

Moins d'heures de vol

Lors de son exposé, il a indiqué que par mesure d'économie et d'optimisation des appareils, les pilotes de chasse seront de plus en plus appelés à s'entraîner sur simulateurs de vol dans un avenir prochain. En raison des importantes avancées technologiques et informatiques qui permettent d'interrelier les simulateurs à de vrais appareils, le lieutenant-général croit qu'il est possible d'atteindre des niveaux d'entraînement jugés supérieurs à des vols réels. Actuellement, un pilote de chasse est appelé à s'entraîner en vols réels pendant 140 heures par année, ce qui représente 80% de son temps d'entraînement. Les 20% restant sont pratiqués sur simulateur. Avec l'achat éventuel d'un nouvel avion par le fédéral, il demande à son personnel d'atteindre une proportion de 50-50, un objectif qui demandera encore beaucoup de temps à atteindre.

Interrogé sur les besoins de la force aérienne en drones armés, le commandant Blondin a indiqué que l'objectif vise avant tout à se doter d'une capacité de surveillance, de recherche et de sauvetage. Des drones capables de larguer des capsules en missions de sauvetage répondraient aux besoins, selon lui. Un peu plus tôt, il a déclaré que les drones, dans l'état de la technologie actuelle, ne sauraient remplacer un avion avec pilote lors d'opérations offensives.

Expansion

Présent sur place, le commandant de la 3e Escadre, le colonel Sylvain Ménard, a mentionné que Bagotville dispose toujours de l'espace disponible pour recevoir des activités complémentaires de la 2e Escadre expéditionnaire de la force aérienne qui compte 241 membres. En ce qui a trait à la hausse de la capacité à 550 membres, M. Ménard a indiqué que tout relève des décisions politiques.

L'échec du dossier de la construction du nouveau motel aéroportuaire afin d'abriter les Alpha Jet de Top Aces n'empêche pas le commandant Ménard de dormir. M. Ménard reconnaît qu'il y a des besoins de récupérer de l'espace afin de mieux accommoder le sous-traitant qui exploite les avions servant «d'ennemis» aux pilotes de CF-18, mais que Top Aces est en mesure de continuer à offrir ses services. Lorsque la poussière sera retombée, le commandant croit qu'il sera possible de discuter avec Promotion Saguenay pour protéger le service dont a besoin la base.

Dvilleneuve@lequotidien.com

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