Fuir la police sur un arbre perché

Palais de justice de Chicoutimi... (Photo archives Rocket Lavoie)

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Palais de justice de Chicoutimi

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Un homme de 30 ans de Jonquière a fait sourire le juge Jean-Paul Aubin, hier matin, au Palais de justice de Chicoutimi, au point où le magistrat s'est même permis quelques allusions amusantes à son endroit.


Il faut dire que l'individu a grimpé dans un arbre pour échapper aux policiers et espérer ne pas être accusé de conduite avec les capacités affaiblies.

Le 12 octobre 2012, vers 3 h 30 du matin, les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont suivi un automobiliste sur la rue Sainte-Famille, à Jonquière. Ils ont noté que les phares du véhicule n'étaient pas allumés. Craignant que la camionnette ait été volée, les agents ont allumé les gyrophares pour procéder à son interception.

« Le conducteur a tourné dans une rue du secteur sans signaler ses intentions. Il a poursuivi son chemin jusqu'au moment où il s'est arrêté dans une entrée privée. À sa sortie du véhicule, le policier l'a sommé de ne pas bouger. Mais l'homme s'est mis à courir et il a semé les policiers. Ceux-ci ont dû faire appel à des collègues afin de retrouver l'individu », raconte le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée.

Après une chasse d'une dizaine de minutes, des policiers ont retracé l'individu. Il était juché dans un arbre au centre-ville de Kénogami.

À son retour sur la terre ferme, il a indiqué aux policiers: « On a eu du fun. Ce fut une belle poursuite », a lancé celui qui avait les capacités affaiblies.

Les agents lui ont alors demandé ce qu'il faisait à cette heure de la nuit à se sauver.

« Je ne me sauvais pas, je faisais mon jogging, comme je le fais tous les jours », a répliqué l'individu d'une trentaine d'années.

Sauf que le rapport policier démontre que le personnage était habillé avec des vêtements de travail (construction) et qu'il portait des bottes à cap d'acier dans les pieds, ce qui rendait la course difficile.

Permis suspendu

Le client de Me Cantin a plaidé à une accusation de conduite avec les capacités affaiblies (96 et 103 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang) et a été condamné à une amende de 1000 $ plus les frais de 600 $. Il a vu son permis être suspendu pour une année. Les accusations d'évasion d'une garde légale et d'entrave au travail des policiers ont été retirées.

« Il vous sera interdit de conduire pendant un an, mais il ne vous est pas interdit de grimper dans les arbres. Par contre, il faut faire attention des fois qu'une branche se casserait », a lancé avec un petit sourire en coin le juge Aubin.

L'homme a quitté le Palais de justice de Chicoutimi en disant qu'il avait eu sa leçon.

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