Fermeture de 38 lits à l'hôpital de Chicoutimi

Une décision coûteuse, affirme la FIIQ

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Le Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires de l'hôpital de Chicoutimi considère que la décision de fermer 38 lits pour atteindre l'équilibre budgétaire est en train de rattraper la direction de l'établissement alors que la pression sur les ressources ne cesse de s'accentuer.

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(Chicoutimi) Le Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires de l'hôpital de Chicoutimi considère que la décision de fermer 38 lits pour atteindre l'équilibre budgétaire est en train de rattraper la direction de l'établissement alors que la pression sur les ressources ne cesse de s'accentuer.

La présidente du syndicat affilié à la FIIQ, Martine Côté, estime que la situation qui prévaut en ce moment à l'hôpital donne raison aux prétentions syndicales qui s'opposait à la fermeture des 38 lits: « Cette décision avait comme objectif unique d'atteindre l'équilibre budgétaire pour bien paraître devant le ministère. Ils n'ont écouté personne et ne réussiront pas à atteindre l'équilibre puisque ce qu'ils font pour rattraper coûte cher. »

Selon la présidente, l'hôpital a été dans l'obligation d'installer des lits dans des salles réservées pour l'attente. Comme elle n'avait pas les ressources humaines disponibles pour combler la grille horaire, elle a eu recours au temps supplémentaire ainsi qu'au temps supplémentaire obligatoire.

Quand ils ont fermé des lits, il y a eu un effet sur le personnel puisque les personnes affectées ont été déplacées dans des postes disponibles qui n'avaient pas été comblés. Ça ne fait pas plus de monde pour s'occuper des lits ouverts pour répondre aux besoins. »

Le syndicat a de plus été informé par ses membres qu'il y avait eu des annulations en chirurgie en raison du manque de lits d'hospitalisation. Selon Martine Côté, cette situation ne faisait qu'aggraver le sentiment que plus personne ne s'occupe de l'établissement puisque les membres de la haute direction sont trop préoccupés par le sort qui leur sera réservé dans la future structure de l'hôpital régional.

Autre point de vue

La direction a une autre vision de la situation. Le directeur Serge Lavoie, qui a la responsabilité du « projet structurant de fermeture de 38 lits » et qui dirige la cellule de crise provoquée par l'influenza, admet qu'il y a en ce moment de la pression sur les services. L'hôpital a été dans l'obligation d'ouvrir 26 lits de débordement, mais considère que le temps supplémentaire ne dépasse pas les chiffres de l'an dernier pour le personnel infirmier.

« Par souci de transparence, on doit indiquer qu'il y a une hausse pour le personnel en inhalothérapie. Cette hausse découle de la grippe qui cause des complications et des problèmes respiratoires », insiste Serge Lavoie.

Deux chirurgies ont été annulées pour des raisons médicales et l'hôpital a choisi de modifier l'horaire du bloc opératoire afin de transférer des chirurgies d'un jour pour s'ajuster avec la disponibilité des lits. Pour ce qui est du personnel infirmier, le nombre d'heures supplémentaires a été légèrement inférieur.

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