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Québec n'entend pas privilégier la norme FSC

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Le gouvernement du Québec n'entend pas privilégier la norme FSC au détriment des deux autres organismes de certification (CSA, SFI)

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(Chicoutimi) Le gouvernement du Québec n'entend pas privilégier la norme FSC au détriment des deux autres organismes de certification (CSA, SFI) et il ne faut pas voir dans le préambule de la prépublication du règlement sur l'aménagement durable des forêts un choix spécifique, même si le ministre des Forêts cite en exemple le Forest Stewardship Council.

C'est ce qu'a indiqué au Quotidien, hier, l'attaché de presse du ministre Laurent Lessard, Pierre Olivier Lussier. Il répond ainsi à cette publication officielle du gouvernement du Québec qui a soulevé de sérieuses critiques au sein de l'industrie forestière au cours des derniers jours.

« Certains ont pu faire un raccourci intellectuel qui n'a pas sa raison d'être », a insisté l'attaché de presse du ministre. Il évoque que le préambule en question traitait de l'importance, pour le gouvernement, de faire en sorte que son règlement portant sur les poissons lors des interventions forestières s'arrime avec ce que prévoit les dispositions de Pêche et Océans Canada.

« Nous indiquons que ces mesures vont permettre aux entreprises d'obtenir des certificats, ou bien de les renouveler quand elles en ont déjà. Le nom de FSC a été cité, mais il s'agissait d'un exemple », reprend Pierre-Oliver Lussier.

Les critiques s'accumulent

Malgré cette justification, les critiques s'accumulent puisque le document en question a fait l'objet d'une approbation du conseil des ministres avant sa publication dans la Gazette officielle. Le conseil des ministres est présidé par Philippe Couillard, qui est député de Roberval et qui a promis en campagne électorale qu'il ne se perdrait pas un seul emploi pour un caribou forestier.

La publication par le gouvernement de ce préambule constituait le troisième événement où le premier ministre Couillard prenait une position inquiétante, aux dires de l'industrie forestière. Il avait fait parvenir une missive à l'Union internationale pour la conservation de la nature, lors du dernier congrès mondial, quant à la protection de 50 % du territoire du Plan nord. Une position précisée par la suite. Pendant les Fêtes, le premier ministre est revenu sur la nécessité pour Résolu de retrouver ses certificats FSC et, le 30 décembre, il y eut la publication dans la Gazette officielle.

Rapport DDM

D'autre part, le gouvernement du Québec doit analyser le rapport DDM sur les problèmes économiques créés au sein de l'industrie forestière par la mise en oeuvre du nouveau régime forestier. Selon Pierre-Olivier Lussier, le rapport n'a pas encore été analysé par le ministère.

Le Quotidien, qui publiait en primeur le contenu du document dans l'édition d'hier, a déjà reçu des commentaires des industriels. Le plus critique concerne la firme DDM: « Ils ont simplement écrit ce que les fonctionnaires voulaient lire sans parler des vrais problèmes du régime forestier », a indiqué un propriétaire de scierie.

La création des agences régionales de récolte et de planification des opérations forestière, fortement favorisée par la haute fonction publique et le monde coopératif, ne passe pas la rampe.

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