Coalition «Touche pas à mes régions»

Une décision sous peu, promet Paradis

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Le président de la CRÉ, André Paradis.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

(Chicoutimi) Contrairement à bien d'autres régions du Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean n'a toujours pas adhéré au mouvement Touche pas à mes régions. Les membres de la Conférence régionale des élus (CRÉ), approchés pour appuyer la coalition, sont encore en réflexion à ce sujet.

Jusqu'à maintenant, sept régions du Québec ont formé la coalition Touche pas à mes régions, un mouvement qui vise à dénoncer « l'absence de vision du gouvernement du Québec en matière de développement régional, ainsi que la centralisation sans précédent qui a été amorcée ». Toutefois, le Saguenay-Lac-Saint-Jean n'en fait toujours pas partie. « Nous avons approché la CRÉ, mais on nous a dit qu'aucune décision n'avait encore été prise à ce sujet. Il n'est pas impossible que votre région y adhère plus tard, mais, pour le moment, nous n'avons pas eu de réponse », a expliqué l'une des porte-parole de la coalition, Sarah Charbonneault, lors d'un entretien accordé au Quotidien, hier.

Interrogé à ce sujet, le président de la CRÉ, André Paradis, a confirmé que l'organisation n'avait pas encore pris de décision. « Nous sommes en réflexion depuis quelques semaines, à savoir si nous allons nous joindre ou non à la coalition. Nous avons encore des discussions à ce propos, mais une orientation devrait être soumise aux élus jeudi. Une décision sera sans doute prise lors du prochain conseil, le 29 janvier », a indiqué le maire de Saint-Henri-de-Taillon. Il a été impossible de savoir pourquoi la CRÉ hésitait à se joindre au mouvement.

La coalition veut être entendue en commission parlementaire sur le projet de loi 28, là où d'importants enjeux liés au développement régional seront abordés. Elle n'a jusqu'à maintenant pas été invitée. Les audiences se tiendront du 23 janvier au 11 février.

Mines, énergie et foresterie

Dans un communiqué envoyé par la coalition Touche pas à mes régions, on explique pourquoi plusieurs élus régionaux du Québec se sont mobilisés. « Habitées par des gens dynamiques et passionnés, les régions contribuent de façon significative au développement économique du Québec. Par exemple, la valeur des livraisons issues de la production minière des régions Côte-Nord, Abitibi-Témiscamingue et Nord-du-Québec représente des retombées économiques de 7,3 G$, soit 72 % des livraisons totales du Québec. Quant à l'énergie, elle est produite à 78 % dans les régions du Nord-du-Québec et de la Côte-Nord. La foresterie est aussi une industrie fort importante pour le Québec puisqu'elle emploie 59 540 personnes, tout en générant des ventes de 16 G$. Les régions se démarquent aussi pour leur contribution au rayonnement culturel et touristique du Québec », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Sept régions

La coalition est née d'une volonté citoyenne de mobilisation pour dénoncer les mesures annoncées par le gouvernement du Québec, comme l'abolition des CRÉ, des Agences régionales de santé et services sociaux et des Centres locaux de développement (CLD), par exemple. Elle est jusqu'à présent composée des régions Abitibi-Témiscamingue, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Nord-du-Québec, Outaouais et Chaudière-Appalaches. La coalition a fait une demande pour être entendue en commission parlementaire et est en attente d'une réponse positive.

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