Le maire impose sa loi

L'ERD perd définitivement ses locaux

L'Équipe du Renouveau démocratique (ERD) et ses deux... ((Photo Jeannot Lévesque))

Agrandir

L'Équipe du Renouveau démocratique (ERD) et ses deux conseillères, Josée Néron et Christine Boivin, de même que leurs attachés politiques bénévoles perdent définitivement l'usage de locaux prêtés par la ville tel que décidé par le comité exécutif en décembre dernier.

(Photo Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

(Chicoutimi) L'Équipe du Renouveau démocratique (ERD) et ses deux conseillères, Josée Néron et Christine Boivin, de même que leurs attachés politiques bénévoles perdent définitivement l'usage de locaux prêtés par la ville tel que décidé par le comité exécutif en décembre dernier.

Christine Boivin... ((Photo Jeannot Lévesque)) - image 1.0

Agrandir

Christine Boivin

(Photo Jeannot Lévesque)

À la suite d'informations voulant que le maire Jean Tremblay forme son propre parti politique, le dossier a été scellé, hier, lors de la séance régulière du conseil alors que le conseiller Jacques Cleary a pris les devants pour interroger la conseillère désignée de l'ERD, Josée Néron, sur la nécessité pour sa formation d'occuper des locaux alors qu'existe actuellement un bureau d'arrondissement partagé par huit conseillers.

En réponse, la conseillère a expliqué que des locaux propres à l'ERD permettent à des citoyens de discuter de sujets politiques ou délicats en toute liberté en dehors de ce qui pourrait être permis dans un lieu public comme un restaurant, une résidence privée ou en présence de fonctionnaires à l'hôtel de ville, parce que certains se sentent moins à l'aise ou ne veulent pas subir d'intimidation.

Le conseiller Jean-Yves Provencher a interpellé la conseillère en lui mentionnant qu'en quatre mandats, aucun citoyen n'a jamais refusé de se déplacer dans un bureau d'arrondissement pour le rencontrer là où existent des ressources humaines et matérielles nécessaires. Mme Néron a répondu en expliquant qu'une différence existe entre elle et M. Provencher puisqu'elle représente l'opposition politique qui a récolté 38 % du vote populaire lors de la dernière élection. « Nous avons fait la demande poliment et en respect et on doit conclure à la suite de votre réponse que 38 % de la population n'a pas été écoutée. »

Le maire Jean Tremblay a rétorqué à Mme Néron que le conseil municipal représente 100 % de la population et que la démocratie est un régime par lequel la majorité impose sa loi.

Les propos se sont corsés davantage lorsque la conseillère Christine Boivin a accusé le maire de mentir à la population lorsqu'il affirme que son cabinet a été démantelé alors que, selon elle, il y encore des emplois politiques. Elle a cité en exemple la coupure de subvention de 50 % à l'Association des pêcheurs sur glace de Lac-Kénogami, un dossier géré par Danielle Godin, ex-directrice de cabinet du maire. « Si ç'avait été encore Richard Brabant qui avait été là, lui aurait-on coupé la subvention ? », a-t-elle demandé.

Mme Néron a poursuivi en affirmant que le projet de sa formation politique est de redonner aux citoyens et fonctionnaires la fierté et la liberté d'expression perdues sous l'administration Tremblay plutôt qu'un projet fixé dans le béton.

Le maire Tremblay a conclu en affirmant qu'à entendre les craintes des conseillers de l'ERD, on se croirait sous le régime de terreur de feu Sadam Hussein. « On ne peut pas avoir une ambiance mieux que ça. Les chefs de syndicats viennent prendre régulièrement un café dans mon bureau », affirmé M. Tremblay.

Période de questions

Au lendemain des attaques meurtrières survenues à Paris, le maire Tremblay a fait face à une période de questions particulièrement houleuse, puisque certaines citoyennes lui ont reproché de dénigrer les citoyens, d'assassiner la démocratie en voulant se débarrasser de l'opposition ou en demandant si le nouveau parti à naître s'appellera le parti du diable. M. Tremblay a rétorqué en entrevue que ce sont toujours les mêmes citoyens qui se présentent au micro lors des séances du conseil.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer