Lacune du Nouveau régime forestier québécois

Des fermetures de scieries inévitables

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Des fermetures additionnelles d'usines de sciage sont nécessaires pour permettre à l'industrie québécoise de retrouver le chemin de la rentabilité lorsque la capacité de transformation et l'offre de bois rond disponible reviendront en équilibre dans le contexte du nouveau régime forestier québécois.

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(Chicoutimi) Des fermetures additionnelles d'usines de sciage sont nécessaires pour permettre à l'industrie québécoise de retrouver le chemin de la rentabilité lorsque la capacité de transformation et l'offre de bois rond disponible reviendront en équilibre dans le contexte du nouveau régime forestier québécois.

Il s'agit de l'un des éléments importants que l'on peut tirer de l'étude menée par la firme DDM dans le cadre du Rendez-vous de la forêt québécoise tenue à Dolbeau-Mistassini en 2014 et dont Le Quotidien a obtenu copie. Le rapport a été commandé par Mme Paule Têtu, présidente du Chantier sur les améliorations à apporter à la mise en oeuvre du nouveau régime forestier québécois.

Ce chantier avait été mis en place pour répondre aux nombreuses critiques des industriels qui ont constaté que le nouveau régime avait un impact majeur sur le coût de la fibre de bois qui peut atteindre jusqu'à 10 $ le mètre cube dans certains cas. Curieusement, les auteurs n'ont pas été en mesure de déterminer si effectivement le régime forestier avait fait grimper le coût de la fibre, mais ont surtout traité de façon générale des paramètres économiques de ce régime.

« Ayant à peine franchi la première année d'existence des nouvelles règles, il est prématuré de porter un jugement définitif sur les effets réels du régime de 2013. Certes, une proportion encore indéterminée des impacts soulevés au chapitre des effets financiers peut provenir d'un manque d'expérience, tant du côté gouvernemental qu'industriel. On peut toutefois entrevoir que la séparation des décisions de planification de celles des opérations continuera à créer des difficultés entre l'État et les principaux utilisateurs de la ressource », écrivent les auteurs en guise de conclusion.

Toute la problématique soulevée à plusieurs reprises concernant la planification des opérations forestières est reprise et même identifiée comme étant un élément majeur des problèmes de compétitivité entre les entreprises qui exploitent la forêt québécoise. Il s'agit d'un problème fondamental du nouveau régime forestier qui est mis en lumière dans le document.

« Le paradoxe du nouveau régime réside dans l'élimination du plus important paramètre de compétition entre les usines: les coûts d'approvisionnement. En effet, avec le rapatriement de la responsabilité de la planification, les entreprises voient un de leurs éléments fondamentaux de compétition pour l'obtention de la ressource modifié. Avec la planification des opérations maintenant assumée par l'État, les usines qui réussiront le test de la compétition intérieure diffèrent substantiellement de celles qui auraient prévalu auparavant, favorisant les entreprises les plus innovantes », soutiennent les auteurs.

frein politique

En plus de la problématique générée par la présence plus grande de l'État dans la chaîne d'approvisionnement en bois, les auteurs de l'étude relèvent un nouvel élément qui à un effet de frein sur le fonctionnement.

« On signale notamment que, maintenant que le MFFP assume la responsabilité de l'harmonisation des usages, d'autres usagers et plus particulièrement les communautés autochtones en profitent pour revendiquer toutes sortes d'accommodements, ce qui ralentit considérablement le processus de planification quand ça ne le freine pas complètement. Dans l'ancien régime, les industriels éprouvaient également des difficultés à harmoniser leur planification avec les autres usagers. Toutefois, la conclusion d'ententes était généralement plus facile en raison de l'absence ou de la plus faible prépondérance des enjeux politiques. »

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