Greenpeace doute de Résolu

Greenpeace doute que Produits forestiers Résolu puisse regagner sa... (Gimmy Desbiens)

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Gimmy Desbiens

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Louis Potvin
Le Quotidien

(SAINT-FÉLICIEN) Greenpeace doute que Produits forestiers Résolu puisse regagner sa certification FSC (Forest Steawardship Council) pour un territoire de coupe situé au nord du Lac-Saint-Jean, mais donne tout de même la chance au coureur.

«Je suis très sceptique de la volonté de la compagnie. Elle a eu plus d'un an pour régler les non-conformités et elle n'a rien fait. Là, Résolu a la marge de manoeuvre pour démontrer sa volonté de régler. Nous, on espère qu'ils vont travailler dans le même sens que tout le monde pour trouver des solutions», a commenté le directeur de Greenpeace Québec, Nicolas Mainville.

Une dernière chance que ne peut pas manquer Résolu si elle veut regagner sa crédibilité, pense Mainville, en réaction à la prorogation de six mois accordée par FSC Canada pour que Résolu regagne sa certification.

M. Mainville estime que Résolu a la responsabilité de trouver une solution pour dénouer l'impasse concernant les Cris et la fameuse entente Baril-Moises. Il donne l'exemple de Chantiers Chibougamau. «Cette compagnie a été auditée par les mêmes auditeurs que Résolu pour un terrain similaire. Or, Chantiers Chibougamau s'est entendue avec les Cris et a respecté la coupe sur des territoires de protection du caribou et des forêts matures. Elle n'a pas interpellé le gouvernement», a-t-il évoqué.

Nicolas Mainville rappelle que ce n'est pas seulement la question des autochtones qui doit être réglée. Il y a des non-conformités sur les emplacements de coupe qui ne respecte pas la norme, dont la protection des forêts intactes et la protection du caribou forestier. «Ce n'est pas la faute du gouvernement. La compagnie est détentrice de la norme. Elle a donc le devoir de dire au gouvernement qu'elle ne peut pas couper à certains endroits afin de respecter les critères de la norme. Elle peut demander de modifier les plans d'aménagement proposer par le gouvernement», avance-t-il.

Il souligne que la compagnie n'a rien fait pour retrouver sa certification sur un territoire en Ontario où elle n'a pu s'entendre avec les premières nations et les groupes environnementaux. «Ils n'ont rien fait pour essayer de se conformer. Pour ce cas, le gouvernement n'était pas en cause. C'est pour cette raison que je me montre sceptique sur leur réelle volonté", a-t-il laissé tomber.

Il avance que la compagnie porterait plus d'attention à une autre certification SFI (Sustainable Forestery Iniative) plutôt que la FSC. «Pour quelle raison une compagnie aussi importante que Résolu était absente de l'assemblée générale annuelle de FSC en Espagne?», se questionne-t-il.

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