ur les glaces du lac Kénogami

Les premières cabanes sont installées

Dans le secteur de L'Anse-à-Benjamin, certains amateurs pêchaient... ((Photo Rocket Lavoie))

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Dans le secteur de L'Anse-à-Benjamin, certains amateurs pêchaient hier sur le site, au grand froid ou sous des tentes portables.

(Photo Rocket Lavoie)

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Julien Renaud
Le Quotidien

(LA BAIE) Les amateurs de pêche blanche ont pu célébrer l'arrivée de 2015 en taquinant le poisson. Dès 7h jeudi, les premières cabanes ont fait leur entrée sur le site de pêche blanche de Lac-Kénogami. La parade n'est toujours pas terminée, puisqu'une soixantaine de cabanes ont suivi, dans un va-et-vient constant.

Le président de l'Association de pêche blanche de Lac-Kénogami, Garry Mustaikis, assure également que plusieurs espaces sont toujours vacants. " On a eu le ''OK'' le 1er janvier à minuit. À 7h, les gens commençaient à installer leur cabane sur le site. Il en a déjà une soixantaine, mais on a de la place en masse et on ne refuse personne», a-t-il relaté, cachant mal une certaine excitation.

«La glace a 17 pouces d'épaisseur. Il n'y a aucun problème : c'est très sécuritaire», assure M. Mustaikis.

Les pêcheurs ont donc commencé à déjouer l'éperlan et la truite. "Ça ne mord pas beaucoup pour le moment parce qu'il y a beaucoup d'actions, de trafic sur le site. Mais ça va commencer aussitôt que ce sera plus calme. Les quotas sont de 120 éperlans et de 20 truites. La remise à l'eau est obligatoire pour la ouananiche», informe le bénévole.

La Baie

Dans l'arrondissement de La Baie, les premières cabanes devraient pouvoir pénétrer sur le site de Grande-Baie entre le 15 et 20 janvier, estime Rémi Aubin, président de Promotion pêche et administrateur du Comité de bassin de la rivière à Mars (COBRAM). «Si la tendance se maintient et si Dame nature le veut bien», précise-t-il.

«Les glaces ont été séparées en deux parties. La première a une épaisseur d'une dizaine de pouces, mais la nouvelle partie a trois ou quatre pouces d'épaisseur. Quelques nuits de froid encore, et ça devrait épaissir», a assuré M. Aubin.

«La neige gagne en épaisseur plus facilement étant donné qu'il n'y a pas beaucoup de neige. Autrement, la neige agit comme isolant. En 2014, il avait fallu enlever la neige pour aider», se rappelle l'amateur de pêche.

Bien que le fait de se rendre sur les glaces soit aux risques et périls des pêcheurs, plusieurs ont commencé leur saison. Rémi Aubin tient donc à lancer un appel à la prudence : «Il n'y a pas de pont de glace à la marée haute. Il faut donc que les gens reviennent avant le changement de marée. Il faut prévoir le retour environ deux heures avant l'heure de la marée haute pour être certains de pouvoir débarquer. Aussi, il est important d'avoir des vêtements de qualité au cas où le pêcheur devrait attendre un autre changement de marée. Il vaut mieux rester sur la glace que tenter de revenir.»

Dans le secteur de L'Anse-à-Benjamin, l'ouverture du site pourrait avoir lieu plus tôt. Hier, certains amateurs pêchaient sur le site, au grand froid ou sous des tentes portables.

Le Quotidien a rencontré deux adolescents, Jérémy Grenon et Samuel Bolduc, qui étaient au travail depuis déjà deux heures. Ils se sont présentés comme des passionnés prêts à affronter le froid pour la première partie de pêche de la saison. «On en a pêché une dizaine (d'éperlans). Dès que ça mord, on ne les manque pas», a répondu fièrement le jeune Jérémy, dont les parents attendent impatiemment le feu vert pour l'installation des cabanes à pêche.

La pêche de surface concerne l'éperlan (quota de 120 poissons en possession) et la truite de mer (quota de cinq en possession). La pêche de fond devrait être permise à partir du 18 janvier.

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