La loi respectée , dit le maire tremblay

Le maire Jean Tremblay.... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Le maire Jean Tremblay.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(Chicoutimi) Le maire de Saguenay croit que la loi a tranché dans le litige opposant la Ville à l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) au sujet du retrait de l'enveloppe accordée au parti pour la rémunération de son personnel politique.

Selon Jean Tremblay, le rejet, par la Cour, de l'ordonnance de sauvegarde soumise par l'ERD, confirme la légalité de la démarche initiée par l'administration municipale. On se souviendra que lors du dévoilement du budget de Saguenay le 16 décembre dernier, le maire Tremblay a annoncé le retranchement des 182 000$ consentis à la formation politique représentée par les conseillères Josée Néron et Christine Boivin. Des raisons budgétaires ont été évoquées. Au cours des derniers mois, Jean Tremblay a démantelé son propre cabinet dans un effort de réduction des coûts. L'ERD est cependant d'avis qu'il s'agit là d'élagage déguisé, puisque certains anciens employés ont été replacés dans l'appareil municipal.

«La loi est assez claire. On s'y attendait. C'est une question de budget. On a tellement coupé de choses. Si on avait été condamnés, je ne sais pas où on aurait trouvé l'argent. On était dans une situation très difficile», a affirmé le maire, interrogé quelques minutes après le dépôt de la décision du juge Martin Dallaire au Palais de justice de Chicoutimi.

Jean Tremblay continue de réfuter l'analyse de certains observateurs qui interprètent les coupes imposées à l'ERD comme une atteinte à la démocratie.

«Je ne me gêne pas pour le dire, je suis bon, mais c'est parce que je suis capable de travailler autrement. Si moi, je suis capable de le faire, je suis certain qu'avec le temps, ils (l'ERD) vont être capables de faire le travail. Je comprends que ça peut être un choc, ce n'était pas planifié comme moi», enchaîne-t-il.

Quant à l'avis d'éviction acheminé au personnel de l'ERD réclamant le départ des employés au plus tard le 5 janvier, Jean Tremblay reconnaît que la lettre a été envoyée à la hâte.

«Ce n'est pas si pressant que ça qu'ils sortent du local. Ça ne coûte rien au citoyen et ça ne me dérange pas. Ils peuvent prendre quelques semaines pour faire leurs bagages», dit-il.

Par ailleurs, le maire rappelle que les conseillères de l'ERD auront accès aux locaux de la Ville et aux services des fonctionnaires, au même titre que tous les autres élus. Ainsi, dit-il, le parti n'en sera pas démuni.

Enfin, l'idée de fonder un parti politique, formulée par le maire il y a quelques mois, semble prendre forme. Questionné par Le Quotidien à ce sujet, Jean Tremblay a confirmé qu'il a l'intention d'expliquer sa démarche à la presse en début d'année.

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