Le parcours accéléré d'Ariane

D'Arvida à Londres, la mannequin Ariane Simard, de 22 ans, a connu une... (Courtoisie)

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Julien Renaud
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) D'Arvida à Londres, la mannequin Ariane Simard, de 22 ans, a connu une ascension fulgurante. Elle a goutté aux rudiments d'un domaine qui la passionnait depuis sa tendre enfance, mais qui était à la fois un mirage, une énigme. Elle a adoré et est désormais assoiffée de nouvelles aventures.

Ryanne, de son nom de top-modèle - «il y a beaucoup d'Ariane, et ça fait plus international» -, a participé à son premier concours de mannequin à l'âge de 19 ans. «Je n'avais pas gagné. Puis, j'ai participé à un deuxième concours, organisé par Québec Scope Magazine et l'agence Focus1. Celui-là, je l'ai gagné et c'est là que mon agence mère m'a recrutée, l'agence Chantale Nadeau, qui est affiliée à Focus1», se remémore avec joie l'Arvidienne.

«L'agence mère est ta première agence. Elle s'occupe de toute ta carrière internationale», explique-t-elle.

À ce moment, son rêve de petite fille est devenu réalité. «C'est un milieu qui m'a toujours attirée. Comme beaucoup de petites filles, je rêvais d'être mannequin, mais ç'a commencé tard pour moi parce que je ne pensais jamais que c'était quelque chose que je pouvais faire. On s'entend aussi qu'au Saguenay, le milieu n'est pas vraiment développé", confie Ariane Simard, qui a participé à l'Événement Mode Panache en août.

«Ç'a vraiment été une belle expérience. J'avais travaillé avec Marilyn Bédard avant que je sois en agence pour des photos. C'était une façon de lui dire merci. C'était un de mes beaux moments de pouvoir défiler devant ma famille et mes amis, de leur montrer ce que je faisais», rapporte la jeune femme, dont la personnalité et le dynamisme font honneur à la beauté.

Dans la dernière année, Ryanne a collaboré avec l'agence Folio de Montréal, la Sutherland Models Professional Modeling Agency (Toronto) et le Storm Model Management (Londres).

Invitée à parler de ce parcours accéléré, Ariane relatait le tout d'une voix empreinte de fierté et d'excitation. «C'est un peu fou, consent-elle. Le concours, je l'ai gagné alors que j'allais avoir 21 ans, et je viens d'avoir 22 ans. J'ai commencé avec Folio, à Montréal. Quand l'école a fini, je suis allée deux semaines à Toronto. J'ai rencontré plusieurs agences internationales, et c'est là que Storm m'a remarquée! Ils m'ont dit : '' Dans deux semaines, tu viens passer deux mois à Londres''.»

«Un de mes plus beaux moments reste mon premier contrat, à Montréal, avec Rudsak», souligne-t-elle, au passage. Ryanne a été modèle, entre autres boutiques, pour Dynamite, Le Château, Mode Choc et Simons, en plus de participer à divers défilés à Montréal.

«Ce que je préfère, ce sont les défilés. J'aime vraiment, vraiment ça! Le ''feeling'' que t'as quand tu défiles devant des gens, pour moi, c'est imbattable», partage-t-elle.

Et si elle avait un conseil à formuler pour les jeunes filles qui caressent un tel rêve, Ariane souligne l'importance d'être terre-à-terre : «Il faut foncer, mais aussi garder les pieds sur terre. Il y a beaucoup de préjugés, c'est un milieu difficile, les médias ne lâchent pas les mannequins et on dirait que des gens n'aiment pas les succès des autres. Il faut le faire parce que c'est notre passion, pour nous. Moi, je me dis que je suis une parmi tant d'autres.»

Dans la cour de Kate Moss

En signant un contrat avec Storm Model Management, Ryanne s'alliait à l'une des plus importantes agences de mannequins du monde. Storm est notamment connu pour avoir découvert Kate Moss et l'avoir prise sous son aile. 

«C'était vraiment spécial d'aller à Londres parce que je n'avais jamais vraiment voyagé, sauf un séjour à New York avec l'école. J'ai trouvé ça difficile par moments, surtout d'être loin de mon copain, mais ç'a été une superbe expérience», relate Ariane Simard.

«Je n'ai pas eu le temps de m'habituer. Ç'a été un choc, mais en même temps, le plus beau moment de ma vie. Je me dis souvent que je ne sais pas si je veux retourner aussi loin pendant des mois, mais je travaille tellement fort pour attirer d'autres agences. Je veux vivre mon rêve, et c'est le temps pour le faire. Je le regretterais trop sinon, alors j'irais sûrement», a-t-elle réfléchi à haute voix. 

Être unique

En plus d'une silhouette svelte et d'une taille élancée, tout mannequin doit avoir des traits qui lui sont propres, qui font sa signature. «Moi, c'est ma craque entre les dents. Il y a de grandes mannequins qui sont allées loin grâce à ça. On aime ou on n'aime pas. Je peux perdre des contrats pour ça, mais j'en gagne pour ça aussi», fait valoir la jeune femme, qui mesure 5 pieds 10 pouces et demi.

Aussi, une personnalité positive ne peut être que bénéfique. «J'aime ça parler avec les gens. J'essaie de montrer ma personnalité au maximum, d'être souriante et amusante lorsque je fais des contrats. Je veux être le plus agréable possible pour que les gens veuillent retravailler avec moi.»

«J'aime mieux m'amuser, créer des liens et me faire des amies que de voir ça comme une rivalité. Plusieurs, surtout celles qui font ça à temps plein, voient plus cela comme une compétition, mais moi, je me suis fait beaucoup d'amies. Je le fais pour moi avant tout», met en relief Ryanne, qui admet que la compétition est féroce et que certaines mannequins peuvent développer des problèmes d'alimentation. «Ce sont des réalités du milieu. J'ai la chance d'être bien entourée. Je fais ça de la bonne façon, en faisant du sport et en mangeant bien», souligne Ariane Simard, qui s'est tout de même permis quelques écarts pendant le temps des Fêtes.

Prochaines étapes

«Je suis dans la région pour les vacances avec ma famille et mon copain, qui est de Roberval. Je vais retourner à Québec en janvier, et sûrement aller passer une semaine avant à l'agence à Montréal selon la date d'ouverture de leurs bureaux», raconte Ryanne, qui vient pratiquement toutes les fins de semaine dans la région durant l'année scolaire. Étudiante en communications à l'Université Laval, Ariane poursuit ses études pour préparer son après-carrière de mannequin. «Je suis quatre cours par semaine pour avoir le temps d'aller à l'agence à Montréal le plus souvent possible. J'y vais une fois ou deux par semaine. On ne se le cachera pas, ce n'est pas un métier que tu peux faire longtemps. Même à 22 ans, je suis un peu vieille pour le milieu. Il y en a plusieurs de 16 et 17 ans», décrit-elle avec lucidité. «Mais je veux vraiment faire ça aussi longtemps que ce sera possible et que ça m'apportera quelque chose. Je vais voir les opportunités qui vont s'ouvrir et je vais foncer là-dedans», conclut-elle. 

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