Laboratoire de soins critiques du CSSS de Chicoutimi

Les étudiants du cégep en bénéficient

Laurianne Gagnon et Gloria Lévesque ont tout fait... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Laurianne Gagnon et Gloria Lévesque ont tout fait pour sauver leur patient virtuel, victime d'un arrêt cardiorespiratoire.

(Photo Jeannot Lévesque)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Deux jeunes paramédics, un homme en arrêt cardiorespiratoire, des efforts frénétiques pour le ramener, des manoeuvres prodiguées à un rythme effréné et une dose gigantesque d'adrénaline.

On se serait crus plongés dans un épisode de Trauma ou de Grey's Anatomy, voire dans une tranche de la vie courante tellement la scène était empreinte de réalisme. Ce n'était toutefois qu'une simulation mettant en vedette deux étudiantes en Soins préhospitaliers d'urgence (SPU) du Cégep de Chicoutimi et un mannequin virtuel du laboratoire de soins critiques de l'hôpital régional. L'exercice avait pour but de démontrer l'utilité et l'efficacité de ces équipements utilisés par les futurs médecins, mais aussi par les étudiants en SPU et en Techniques d'inhalothérapie du collège.

Pendant une vingtaine de minutes, Laurianne Gagnon et Gloria Lévesque ont tout donné pour sauver leur homme, d'abord aux prises avec des douleurs thoraciques. Sa situation s'est rapidement détériorée et tandis que les deux élèves mettaient en branle le protocole d'usage, le coeur du patient a carrément cessé de battre. Instinctivement, et avec tout le sang-froid du monde, Laurianne s'est jetée sur lui pour pratiquer le massage cardiaque pendant de longues minutes. S'en est suivie une panoplie de gestes posés avec la rigueur et l'efficacité d'un étudiant de troisième année qui n'en est manifestement pas à sa première simulation du genre.

Le mannequin a certes l'air d'un mannequin, mais grâce à des ordinateurs et à des équipements à la fine pointe de la technologie, il présente tous les symptômes d'un être humain en détresse physique. Toux, tremblements, sudation, convulsions, vomissements, le robot sait tout faire. Il en va de même pour ses homologues de plus petit format: l'enfant et le nourrisson. Ses paroles et ses gestes sont commandés à distance par un enseignant ou un collègue étudiant assis aux commandes d'une console située derrière une vitre miroir. Pendant ce temps, d'autres futurs techniciens observent la scène et prennent des notes. Tout est capté sur vidéo et un retour sur l'intervention permet d'identifier ses forces et ses faiblesses.

Malheureusement, Laurianne (devenue écarlate à force de s'acharner sur la poitrine de son robot avec l'énergie du désespoir) et Gloria n'ont pu sauver la vie de leur patient virtuel. Elles ont cependant tout donné, sous le regard critique, mais satisfait de Claudia Boudreault, enseignante en SPU.

«Le mannequin virtuel amène un réalisme qu'on ne retrouve pas avec un mannequin ordinaire. Il est possible de simuler plein de situations que l'étudiant n'aurait probablement jamais vécues en stage», pointe l'enseignante, elle-même paramédic de formation.

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