Blessé par une débroussailleuse en juin

Jules revient de loin

Toute la famille était réunie hier dans le... ((Photo Michel Tremblay))

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Toute la famille était réunie hier dans le chemin des Chutes à La Baie.

(Photo Michel Tremblay)

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(La Baie) Treize transfusions sanguines, 16 heures d'opération, une réanimation et des mois de réadaptation plus tard, Jules Dallaire fête Noël avec sa famille. «Ils nous l'ont gardé», constate sa conjointe, les yeux remplis d'eau, en parlant du personnel médical qui s'est occupé de son mari.

Le 6 juin dernier, le septuagénaire a voulu couper des aulnes sur son terrain du chemin des Chutes à La Baie. Un voisin à l'âme généreuse lui est venu en aide. «Je tenais un petit aulne pour ne pas qu'elle tombe sur les fleurs lorsque la débroussailleuse de mon voisin a ''mordu''. Il m'est revenue dessus et des veines de ma jambe droite ont été sectionnées.»

Deux semaines auparavant, sa conjointe, Yvonne Gauthier, lui avait justement dit qu'ils devraient tous deux se rafraîchir la mémoire avec un cours de premiers soins. «Nous en avions déjà suivi un, et là tout m'est revenu, explique la dame qui était aussi sur place. J'ai pris un gilet et je lui ai bouché ça (la plaie). Ça l'a gardé en vie. Les ambulanciers m'ont dit que j'avais posé le bon geste. Ça m'est venu tout de suite.»

«Elle ne voulait pas que je m'en aille pantoute!, lance en riant M. Dallaire, qui fêtait hier ses 50 années de mariage avec Mme Gauthier. Même que quand je me suis ouvert les yeux à l'hôpital, le trésor était là et me regardait!»

Jules Dallaire a passé les trois semaines suivantes à l'hôpital de Chicoutimi, puis à l'Unité de réadaptation fonctionnelle intensive (URFI) de Jonquière. Il se rend encore à Jonquière entre deux et trois fois par semaine pour continuer sa réadaptation. Il a successivement pu abandonner le fauteuil roulant, la marchette et les béquilles. Il se déplace aujourd'hui sans aide, bien que certains mouvements demeurent impossibles à faire.

Les médecins ont réparé l'artère fémorale (un prolongement de la veine aorte) par pontage avec la veine saphène prélevée à gauche. C'est donc dire qu'il a subi des opérations dans la jambe gauche pour guérir la jambe droite... et pour assurer sa survie.

Merci!

Lorsque Jules Dallaire a contacté Le Quotidien, il a expliqué vouloir absolument remercier les différentes personnes qui lui ont sauvé la vie. Il y a sa conjointe, bien entendu, mais plusieurs autres également. Il énumère ses nombreux voisins venus l'aider, les Dr John-F. Mathieu et Romuald Gagnon, les ambulanciers, dont son neveu Patrice Dallaire qui a «beaucoup rassuré la famille», le corps policier et les membres du personnel de l'hôpital de Chicoutimi. «Il faut absolument parler de l'URFI. C'est un service qui ne doit jamais disparaître. J'avais l'impression que le critère d'embauche, c'était d'être un rayon de soleil», souligne-t-il, tout en mentionnant que sa famille a aussi été d'une très grande aide. «C'est important pour nous d'être reconnaissants des services que nous avons eus. Tout s'est mis en place pour que la guérison fonctionne.»

Et la guérison semble bien fonctionner. Hier, lors du passage du Quotidien, la maisonnée du rang des Chutes était pleine. «Oui, c'est Noël, mais pour nous c'est Noël tous les jours. On profite de chaque moment, on a toujours été comme cela.»

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