Gaudreault rappelle les engagements de Résolu

Le député péquiste Sylvain Gaudreault.... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le député péquiste Sylvain Gaudreault.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

(JONQUIÈRE) La rencontre tenue hier matin par vidéo-conférence entre le ministre des Forêts Laurent Lessard, le député de Jonquière Sylvain Gaudreault et les trois représentants syndicaux de l'Usine Kénogami, aura permis d'apporter un éclairage nouveau sur la réalisation d'une étude portant sur l'avenir de l'usine et la certification FSC.

Selon M. Gaudreault, la rencontre de plus d'une heure a été fort positive puisqu'elle a permis d'ajuster les violons sur la réalisation d'une étude portant sur l'avenir de Kénogami, découlant de l'accord pour le renouvellement des droits hydrauliques de la centrale Jim-Gray. «Il y a eu confusion. Le ministre Lessard s'est fait dire par Résolu qu'une étude portant sur la production de bioplastique pour l'usine de Clermont entrait dans le cadre de l'entente pour Kénogami. Nous avons fait valoir que cette étude réalisée au coût de 200 000$ financée à 25% par la MRC de Charlevoix et à 75% par Résolu n'avait aucun lien avec l'avenir de Kénogami.» M. Gaudreault croit que le ministre Lessard a été induit en erreur délibérément par Résolu. Les syndicats et lui ont fait valoir que cette exigence n'était pas négociable.

Le député mentionne que le ministre Lessard tenterait de démêler le dossier et semblait d'accord pour défendre le point de vue selon lequel Kénogami devrait avoir sa propre étude initiée dès janvier prochain. Il ajoute que l'entente est intervenue il y a déjà trois ans et qu'il est temps qu'il se produise quelque chose en vue de trouver une voie d'avenir pour cette installation.

Certification

La main tendue par le Forest Stewardship Coucil du Canada (FSC) et son président François Duchesne à Résolu dans les derniers jours afin que l'entreprise puisse bénéficier d'une période de grâce pour lui éviter de perdre l'une de ses deux certifications ont fait dire à Sylvain Gaudreault que Résolu se retrouve maintenant isolée dans sa position. «Même FSC dit à Résolu qu'elle est prête à travailler de concert avec l'entreprise pour sa certification, mais il faut que la compagnie s'engage à vouloir les récupérer. Actuellement, le président de Résolu, Richard Garneau, fait porter l'odieux sur le gouvernement par le rétablissement de l'habitat du caribou forestier et les négociations avec les Autochtones», affirme M. Gaudreault.

Du côté syndical, Régis Duchesne, président du Syndicat d'Unifor 50 Q, a tracé le même résumé concernant l'étude sur l'avenir de Kénogami. «Le ministre Lessard nous a dit qu'il allait poser des questions et on s'attend qu'il fasse respecter l'entente signée il y a trois ans», mentionne-t-il.

La rencontre avec M. Lessard a permis de suggérer la formation d'un comité multipartite qui regrouperait des représentants syndicaux, de Résolu, du gouvernement et des Autochtones afin de pouvoir régler une fois pour toutes les enjeux du plan de rétablissement du caribou forestier, la création des aires protégées et les négociations avec les autochtones. «Les normes sont établies en Allemagne, mais on doit démontrer qu'on a la capacité de bien gérer nos forêts même si Richard Garneau a fait des représentations à savoir qu'il ne souhaite pas récupérer les certifications parce que les normes seront de nouveau renforcées», affirme M. Duchesne.

L'objectif en fin de compte est d'en arriver à la mise en marché de nouveaux produits afin de relancer les usines.

Dvilleneuve@lequotidien.com

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