Projet de recherche prometteur

Un projet de recherche mené par les étudiants du Bureau d'investigations... (Jeannot Lévesque)

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Jeannot Lévesque

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Laura Lévesque
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Un projet de recherche mené par les étudiants du Bureau d'investigations métallurgiques (BIM) du Cégep de Chicoutimi permettra à des entreprises d'améliorer leur productivité. Commandée par Fonderie Saguenay, cette étude a mené à la conception d'un modèle mathématique permettant de prédire les propriétés mécaniques d'une pièce avant même de la couler. Ce projet de recherche et développement pourrait se traduire par une réduction des pertes dans les entreprises de métallurgie, explique Simon Rochon Tremblay, enseignant responsable.

«C'est pour garantir au client qu'il va avoir les propriétés mécaniques désirées. Mais pour l'industriel, c'est de lui-même se garantir d'avoir les propriétés du premier coup, sans faire des essais et erreurs. De donner un outil aux opérateurs pour qu'ils puissent certifier avoir les propriétés avant même de couler la pièce», vulgarise M. Tremblay.

«Si l'industriel a des difficultés récurrentes à garantir les propriétés, par exemple, avec 4% de taux de rejets de pièces, l'outil pourra peut-être faire descendre ça à 1%. C'est un exemple. L'outil ne sera pas infaillible, mais si ça permet de réduire les rejets de 2 ou 3%, ce qui peut représenter bien sûr des centaines de pièces, ça fait beaucoup d'argent», ajoute l'enseignent au Cégep de Chicoutimi.

Fonderie Saguenay participe financièrement au projet de recherche et fournit également les ressources matérielles aux jeunes. Directeur général de l'entreprise, Philippe Dubuc espère qu'un jour les résultats de ce projet se concrétiseront en usine.

«L'analyse des coupes en refroidissement, ça se fait déjà, mais c'était expérimental. Ce n'est pas encore à point. Ce projet contribuera donc à ce que cette technique soit plus utilisable au quotidien», estime M. Dubuc.

Selon ce dernier, le but du partenariat est également d'encourager la relève.

«Il reste à tester tout ça. Il faut être patient. Mais ça ne nous coûte pas grand-chose. Et c'est bon pour nous, pour l'industrie. L'autre but aussi, c'est de piquer la curiosité des étudiants, de les encourager», insiste M. Dubuc.

Llevesque@lequotidien.com

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