La vie des précuites prolongée jusqu'en 2020

Grand soupir de soulagement

Les travailleurs du Centre d'électrolyse ouest de la... ((Photo Jeannot Lévesque))

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Les travailleurs du Centre d'électrolyse ouest de la société Rio Tinto Alcan à Jonquière ont poussé un soupir de soulagement, hier, alors que le gouvernement et l'entreprise ont conclu une entente qui permet de prolonger l'exploitation de la technologie précuite jusqu'au 31 décembre 2020.

(Photo Jeannot Lévesque)

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(Chicoutimi) Les travailleurs du Centre d'électrolyse ouest de la société Rio Tinto Alcan à Jonquière ont poussé un soupir de soulagement, hier, alors que le gouvernement et l'entreprise ont conclu une entente qui permet de prolonger l'exploitation de la technologie précuite jusqu'au 31 décembre 2020.

Cette entente permettra la poursuite des activités d'électrolyse dans les six salles de cuves jusqu'à un plafond de 171 000 tonnes métriques d'aluminium par année selon les explications du chef des opérations Métal primaire pour l'Amérique du Nord, Étienne Jacques. Une entente qui permettra à Rio Tinto Alcan d'avoir la souplesse nécessaire pour mettre en place le meilleur scénario possible pour la réalisation des deux dernières phases de la construction du complexe technologique AP60.

«Nous allons lancer le projet AP60 lorsque les conditions du marché seront réunies», a répété à quelques reprises le patron de Rio Tinto Alcan. L'entente conclue avec Québec ne contient pas d'échéancier sur la reprise des travaux de construction de l'usine AP60 qui sera d'une capacité de 440 000 tonnes métriques avec des investissements dépassant 2 G$. Pour Étienne Jacques, il n'est pas question pour l'entreprise de se lance un projet alors que les Conditions sont toujours difficiles.

L'entente intervenue avec le gouvernement du Québec prévoit de plus la vente d'un bloc d'un peu plus de 100 mégawatts à un prix «compétitif» qui permettra de rentabiliser les opérations des six salles de cuves. Étienne Jacques, tout comme le premier ministre Philippe Couillard, a refusé de dévoiler le prix de vente de cette énergie qui s'inscrit dans la lignée des autres ententes conclues avec des producteurs du Québec. Il est toutefois assuré que l'énergie sera vendue à un prix inférieur au tarif industriel qui est de 4,7 cents le kilowatt/heure.

En retour, Rio Tinto Alcan a pris l'engagement de vendre au gouvernement du Québec des surplus d'énergie au même montant que celui fixé dans l'entente. Il s'agit, selon Étienne Jacques, d'une nouvelle entente qui ne touche pas à celles du passé qui ont causé des problèmes dans le cadre du conflit de l'usine d'Alma.

Étienne Jacques n'a évidemment donné aucune indication sur la reprise du chantier AP60, mais a laissé entendre qu'il y avait à partir d'hier plusieurs possibilités. Il serait même possible pour la multinationale de lancer la seconde phase du projet tout en maintenant les opérations dans les salles de cuves précuites. La démolition pourrait ainsi commencer uniquement lorsque la troisième phase serait lancée. Il s'agit, toujours selon M. Jacques, de l'un des scénarios. Le tout étant évidemment conditionné par les conditions de marché.

Pendant son allocution, Étienne Jacques a rappelé que cette entente démontre que l'entreprise a toujours l'intention de demeurer un joueur important au Québec dans le domaine de la production d'aluminium. L'entente protège la capacité de Rio Tinto Alcan de poursuivre ses projets d'investissement. En point de presse, il a précisé que le projet Alma III fait toujours partie des projets d'avenir pour l'entreprise.

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